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Archives

Mi-carême, la traditionnelle fête costumée qui signe la fin de l’hiver

Quatre personnes déguisées et masquées sont assises.

Centre d'interprétation de la mi-carême, Chéticamp, Nouvelle-Écosse, C’est ça la vie, 5 janvier 2011.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le jeudi de la troisième semaine du carême, c’est le temps des mascarades de la mi-carême. Nos reportages d’archives vous invitent à découvrir cette fête où les costumes et les réjouissances sont à l’honneur. Cette tradition qui remonte à l’époque de la Nouvelle-France est encore célébrée à quelques endroits au Québec et en Nouvelle-Écosse.

La mi-carême est fêtée à quatre endroits au Canada : Fatima (Îles-de-la-Madeleine), L’Isle-aux-Grues (Chaudière-Appalaches), Natashquan (Côte-Nord) et Chéticamp (Nouvelle-Écosse).

Nos journalistes se sont rendus dans quelques-unes de ces communautés pour prendre part aux festivités.

Nathasquan : le bonheur de se côtoyer et de partager

Autrefois, lorsque la religion rythmait la vie des gens, la mi-carême venait interrompre les 46 jours de pénitence imposés par le carême, qui commençait avec le mercredi des Cendres et se terminait avec les célébrations de Pâques.

« À la mi-carême, on se costume et on passe de maison en maison. Un costume par soir, c’est la tradition : si tu fais la mi-carême cinq soirs, tu fais cinq costumes. »

— Une citation de  Une résidente de Natashquan qui confectionne des costumes

Le 26 mars 1985, à l’émission Contrechamp, le journaliste Jean-Pierre Rochon nous amène à Natashquan.

Reportage de Jean-Pierre Rochon sur les réjouissances de la Mi-Carême à Natashquan sur la Côte-Nord. Les résidents sont nombreux à chaque année à participer à cette fête traditionnelle. L’émission est animée par Anne-Marie Dussault.

Les hôtes qui acceptent de recevoir les gens costumés, appelés les mi-carêmes, doivent deviner qui se cache derrière les déguisements. Il s’ensuit une fête pendant laquelle on danse, chante, joue de la musique, placote, mange une bouchée et prend un verre ou deux. Les célébrations durent généralement toute la semaine.

L'Isle-aux-Grues : des mois de préparatifs et des costumes enchanteurs

À la mi-carême, L’Isle-aux-Grues devient un lieu d’enchantement. C'est une semaine de célébrations au cours de laquelle l’île se transforme en monde magique peuplé de personnages mystérieux qui sortent surtout la nuit.

C’est ce que nous explique le journaliste Jean-François Lépine à l’émission Zone libre du 21 avril 2000.

Reportage de Jean-François Lépine au sujet de la traditionnelle fête de la Mi-Carême à L’Isle-aux-Grues.

Deux particularités caractérisent ces quatre communautés qui ont su maintenir la tradition de la mi-carême : l’éloignement et l’isolement. Cette fête est donc l’occasion de se réunir pour célébrer le beau temps qui revient.

La préparation de la mi-carême occupe d’ailleurs plusieurs résidents durant les longs mois d’hiver.

« Le plus excitant, c’est de confectionner ça en groupe. C’est ce qui fait que nos hivers sont merveilleux. »

— Une citation de  Une résidente de L’Isle-aux-Grues qui participe aux préparatifs de la mi-carême

À L’Isle-aux-Grues, les costumes et les masques portés par les groupes qui participent à la fête sont très élaborés et demandent souvent de nombreuses heures de confection. On commence à les préparer dès la mi-janvier.

« Passer à deux pieds du visage de gens qui nous connaissent très bien et qui ne nous reconnaissent pas, c’est là le but de la fête. Y a des trucs, aussi : on change notre démarche un peu et les plus grands vont un peu se rapetisser. »

— Une citation de  Un résident de L’Isle-aux-Grues qui participe à la mi-carême

Traditionnellement, les participants de la ci-carême traînaient leurs instruments avec eux et jouaient de la musique.

Cap-Breton : la mi-carême comme activité économique

Lors d’un reportage présenté à l’émission C’est ça la vie le 5 janvier 2011, la journaliste et animatrice Anne Godin est à Cap-le-Moine, au Cap-Breton, pour nous présenter le Centre d’interprétation de la mi-carême.

Reportage d’Anne Godin à Saint-Joseph-du-Moine dans la région de Chéticamp en Nouvelle-Écosse qui présente le centre d’interprétation de la Mi-Carême.

L’agente de développement Monique Aucoin explique que la région de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, a elle aussi toujours couru la mi-carême.

À la suite du moratoire sur la pêche à la morue, les résidents cherchaient une activité pour se relever tant économiquement qu’émotionnellement. Certains d’entre eux se sont donc regroupés et, avec l’aide de consultants, ont mis sur pied un centre d’interprétation de cette fête.

Dans le reportage, Casilda Larade explique que son changement de vie, qui l’a menée de l’usine de transformation du poisson à la confection de masques pour le Centre d’interprétation de la mi-carême, a été bénéfique pour elle.

Cette activité touristique permet aux habitants de la communauté de valoriser leur culture.

« Cela a transformé les gens, qui se sont dit : "On ne va pas juste mourir, on va continuer en faisant autre chose." »

— Une citation de  Monique Aucoin, agente de développement au Cap-Breton
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