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Les pompiers cherchent toujours la cause de l’explosion au CVA de Sherbrooke

Stéphane Simondeau s'adresse aux médias.

Stéphane Simoneau a organisé des points de presse pendant la journée mercredi.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

Mercredi en soirée, le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) tentait encore de trouver l'origine de l'explosion qui a détruit le Centre de valorisation de l'aliment (CVA) de Sherbrooke.

Selon le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS), Stéphane Simoneau, la déflagration survenue vers 8 h 30 pourrait avoir été causée par une fuite de gaz.

Il faut comprendre que la grosseur de l’explosion, l’intensité de l’explosion, fait qu’il n’y a aucun doute sur le fait que ça provient de matières dangereuses. Vous avez vu le panache, l’incendie ce matin, ça semble très clair que ce n’est pas un incendie qui s’est déroulé normalement. On a bien hâte de savoir c’est quoi le point d’origine et la cause de ce sinistre-là, souligne le directeur du SPCIS Stéphane Simoneau. Plus tôt en journée, il a toutefois précisé qu'aucune quantité anormale n'avait été détectée sur les lieux de l'incendie.

Comme le bâtiment du CVA a été construit en 2019, le directeur des pompiers souligne qu'il était à jour quant aux normes de sécurité liées aux matières dangereuses. Bien sûr, ça n’empêche pas un accident, mais maintenant, il faut comprendre pourquoi, souligne-t-il.

« On pense bien que dans la journée de demain, au plus tard lundi, on devrait connaître la cause derrière ce sinistre-là.   »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS
Des pompiers et des grues tentent de maîtriser les flammes autour d'un bâtiment en ruines.

Le bâtiment du Centre de valorisation de l'aliment de Sherbrooke a été détruit par l'explosion.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Des pelles mécaniques ont été nécessaires pour détruire le bâtiment devenu instable en raison de la déflagration et de l’incendie. Le directeur du SPCIS explique que les pompiers ont dû procéder lentement pour éviter une nouvelle explosion.

« Le défi est de maintenir notre avance sur l’incendie et défaire le bâtiment petit à petit pour trouver la cause de cet incendie. Nous voulons aussi nous assurer qu’il n’y ait pas d'autres victimes. Mais selon nos informations, il n’y en aurait pas. »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS

Transports Québec a fermé complètement le boulevard Bourque à la hauteur de l’avenue du Parc en raison de cet incendie, et un détour a été mis en place. Le boulevard a été rouvert partiellement vers 16 h 30.

Cinq blessés

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS confirme avoir accueilli cinq blessés à la suite de l'explosion. La Dre Marie-Maude Couture, chef du département de médecine d’urgence au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, explique que certains de ces patients ont subi des blessures majeures, mais n'a pas voulu confirmer leur état de santé. Cependant, leur situation est critique, admet-elle.

Nos équipes ont travaillé activement en collaboration avec des équipes de centres de services spécialisés, entre autres pour donner les soins requis par l'état de santé des patients, souligne-t-elle. Le CIUSSS a d'ailleurs confirmé que certains patients ont été transférés vers des centres spécialisés, sans toutefois préciser le nombre et les hôpitaux en question par souci de confidentialité.

Une équipe de soutien psychosocial a aussi été déployée pour venir en aide aux familles et aux proches des victimes. Marie-Maude Couture explique également que le code orange n'a pas dû être déployé au CHUS parce qu'il n'y a pas eu d'arrivée massive de patients, et parce que le CIUSSS a pu mettre en place des équipes supplémentaires dans les urgences pour prendre les patients en charge.

Un gros « boom » suivi d'une épaisse fumée

Dominic Diorio travaille tout près du lieu de la déflagration.

Un homme s'adresse aux médias.

Dominic Diorio est le président-directeur général de Terraquavie, situé près du Centre de valorisation de l'aliment. Il a entendu l'explosion mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

On pensait que c'était un accident dans notre cour intérieure. Ça a fait un gros "boom". Nos bureaux ont tremblé. Nous avons malheureusement vu que le CVA flambait, explique M. Diorio.

C'est assez important. Nous avons des débris sur une superficie de 300 mètres. C'est une structure assez robuste et récente. Nous ne connaissons pas l'origine de l'explosion. La déflagration a fait en sorte que les gicleurs ne sont pas fonctionnels, ajoute Stéphane Simoneau.

La conseillère municipale Nancy Robichaud habite environ à 500 mètres du CVA et a ressenti la déflagration. Elle croyait que le tremblement faisait suite à du dynamitage. Quelques minutes après, j'ai vu un écran de fumée. Assurément que les gens l'ont senti de loin.

La déflagration a d'ailleurs ravivé de durs souvenirs pour la mairesse Évelyne Beaudin, qui habite aussi dans le secteur. De sa fenêtre, elle voyait la fumée s'échapper du CVA.

« Comme beaucoup de gens à Sherbrooke, ç'a été de revivre avec Neptune et de voir une colonne de fumée. Ça vient nous chercher comme citoyen de Sherbrooke. »

— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke
Évelyne Beaudin regarde à l'horizon.

La mairesse Évelyne Beaudin est venue constater les dégâts au Centre de valorisation de l'aliment.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Une nouvelle difficile à avaler pour l'un des copropriétaires

L'un des copropriétaires du CVA, Ashley Wallis, peine à croire ce qui se déroule.

Pour l’instant, je suis sans mot. Je suis sous le choc, admet le copropriétaire.

Il rappelle que de nombreuses entreprises utilisaient les installations du CVA. Au quotidien, 14 entreprises utilisent les installations, plus celles qui utilisent les cuisines pour la transformation, explique-t-il.

Ashley Wallis devant des camions de pompiers. Il s'adresse aux médias.

Le propriétaire du Centre de valorisation de l’aliment, Ashley Wallis, est venu constater les dégâts.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

L'incendie, ajoute-t-il, veut dire des pertes d'entreprises, des pertes d'emplois. Beaucoup de choses vont en découler. Il estime toutefois que l'important est de ne pas avoir de pertes humaines. La priorité était de voir que tout le monde était en vie, [mais] c’est un matin difficile.

« Tout le monde est sorti. C'est un petit miracle. »

— Une citation de  Ashley Wallis, copropriétaire du CVA

Les pompiers ont travaillé toute la journée. Une quatrième alarme a été déclenchée en matinée, ce qui indique qu'une quarantaine de pompiers de six casernes ont été appelés à intervenir.

Le SPCIS a établi un réseau d’eau supplémentaire avec cinq citernes pour ajouter de la capacité au réseau d’aqueduc.

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, est allée sur place appuyer ses équipes sur le terrain.

Nous voyons toute l’importance de nos services d’urgence. Stéphane Simoneau et son équipe sont expérimentés et gardent le contrôle de la situation, a tenu à souligner Évelyne Beaudin.

Trop tôt pour connaître la suite des choses

Ce qui est important, c’est de passer la journée et nous allons voir par la suite les prochaines étapes, souligne le copropriétaire Ashley Wallis. Il y a un besoin. Il faudra démystifier tout ça. Il n’y avait rien d'inflammable, ce sont toutes des entreprises artisanales. Il y avait une unité au propane et le reste était électrique.

De son côté, la mairesse de Sherbrooke explique qu'il est trop pour déterminer la forme que prendra l’aide de la Ville de Sherbrooke.

Le CVA est un acteur important pour Sherbrooke. C’est un bâtiment de 2019. Il y avait 14 entreprises qui partagent des locaux pour faire croître leur entreprise. Je savais que des entrepreneurs étaient touchés. Notre premier réflexe est de savoir si tout le monde va bien, souligne la mairesse de Sherbrooke.

« La Ville de Sherbrooke sera au rendez-vous pour [les] appuyer. »

— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

La CNESST a déployé des enquêteurs sur place puisque des travailleurs ont été blessés.

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