•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le budget du Québec prévoit des sommes importantes pour l’enseignement supérieur

Des élèves masqués sont assis à distance les uns des autres.

Québec veut augmenter le nombre d'étudiants avec un diplôme ou une qualification dans des domaines où il y a pénurie de main-d'oeuvre.

Photo : iStock

Dans son budget 2022-2023, le gouvernement du Québec annonce des investissements de 2,8 milliards de dollars en éducation, dont 1,3 milliard de dollars à l’enseignement supérieur.

Le gouvernement Legault considère que, dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, il faut accroître le nombre d’étudiants québécois possédant les compétences recherchées par les employeurs. Le gouvernement souhaite que 90 % des jeunes obtiennent un diplôme ou une qualification prisée par le marché du travail.

C’est la raison pour laquelle la croissance des dépenses en éducation atteindra 5,4 % en 2022-2023, 4 % en 2023-2024 et 3 % en 2024-2025. Quant à la croissance des dépenses en enseignement supérieur, elle atteindra 13,1 % en 2022-2023, 3,7 % en 2023-2024 et 3,6 % en 2024-2025.

Soutenir les études supérieures

Le budget prévoit 342 millions de dollars pour bonifier les programmes d’aide financière aux études supérieures.

Le gouvernement Legault rehaussera notamment le seuil à partir duquel le revenu des parents est considéré pour accorder les prêts et bourses : de 55 000 $ à 75 000 $ lorsque les parents vivent ensemble, de 50 000 $ à 65 000 $ lorsqu'un parent vit seul et de 48 000 à 63 000 $ pour le conjoint.

De plus, Québec annonce qu’il élimine pour une année supplémentaire les intérêts sur les prêts étudiants. Cette mesure touche environ 380 000 Québécois.

Le budget prévoit aussi 64 millions de dollars pour réviser la méthode d’attribution du montant des prêts aux étudiants qui ont un enfant et qui sont aux études à temps partiel.

Le ministre des Finances, Eric Girard, n’a pas voulu indiquer le degré d'augmentation des droits de scolarité dans les prochaines années, mais il estime que ça ne sera pas des indexations hors de l’ordinaire.

Alors que des milliers d’étudiants manifestaient mardi pour la gratuité scolaire dans les rues de la métropole, le ministre Girard a ajouté que la gratuité scolaire est une idée difficilement atteignable.

Si on veut des universités de qualité, des universités qui sont performantes et compétitives, elles ont besoin de financement. Les étudiants ont une part à financer là-dedans, a-t-il déclaré.

Parmi les autres investissements prévus en enseignement supérieur, on note :

  • 238,8 millions de dollars pour favoriser la mobilité régionale des étudiants;

  • 232,5 millions de dollars pour combler les besoins d’espace grâce à la location immobilière;

  • 12,1 millions de dollars pour déployer Campus numérique, une vitrine qui regroupera l’ensemble de l’offre de formation à distance de l’enseignement supérieur;

  • 18,8 millions de dollars pour bonifier les programmes de formation continue au niveau collégial;

  • 5,7 millions pour mieux répondre aux besoins des étudiants autochtones.


Soutenir la réussite scolaire

Par ailleurs, le budget prévoit 1,6 milliard de dollars pour soutenir la réussite scolaire, dont 220 millions de dollars pour favoriser la réussite des élèves autochtones, une meilleure intégration des élèves issus de l’immigration et une augmentation du nombre d’éducatrices dans les services de garde.

On investira également 315 millions de dollars pour bonifier le programme de tutorat ainsi que 250 millions de dollars pour faire remuer les jeunes, et près de la moitié de ce montant servira à bonifier les programmes pédagogiques sportifs, comme les programmes sport-études et les concentrations sportives.

Québec dépensera 267 millions de dollars pour améliorer le parc immobilier scolaire – notamment pour maintenir la qualité de l’eau et de l’air, et nettoyer les conduits de ventilation. Rappelons que la qualité de l’air dans les écoles du Québec a beaucoup fait l'objet de discussions au cours de la pandémie.

Enfin, pour pallier la pénurie de main-d’œuvre qui touche le réseau scolaire, Québec promet 203,7 millions de dollars sur cinq ans pour assurer l’attraction et la rétention du personnel scolaire.

Ce montant permettra notamment de maintenir les quelque 1200 enseignants retraités qui ont effectué un retour au travail. Cette somme permettra aussi d’augmenter la formation continue offerte au personnel scolaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !