•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vers un embargo sur le gaz russe?

Chargement de l’image

La station de transfert Yamal-Europe, au Bélarus

Photo : Getty Images / VIKTOR DRACHEV

Radio-Canada

Alors qu’on a craint, au début de la guerre, que la Russie ne décide de couper le robinet du gaz à l’Europe, c’est elle maintenant qui pourrait décider de se sevrer, pour priver le Kremlin des millions qui alimentent le conflit.

La Commission européenne veut imposer aux États membres de remplir à 90 % leurs réserves de gaz d'ici novembre pour être plus résilients en cas de développements géopolitiques ou d'hivers rigoureux, a indiqué Maros Sefcovic, son vice-président.

Un total de 45 % des importations de gaz naturel européennes proviennent actuellement de la Russie.

La Commission avait présenté le 8 mars son plan pour rendre l'Union européenne (UE) plus indépendante à l'égard des hydrocarbures russes. Elle souhaite notamment réduire la dépendance au gaz russe en le remplaçant par du gaz naturel liquéfié du Qatar et des États-Unis.

La proposition de la Commission sera dévoilée mercredi, puis soumise aux États et aux eurodéputés. Bruxelles précisera également son projet de futurs achats groupés de gaz, afin d'utiliser le poids économique énorme de l'Europe pour obtenir de meilleurs prix.

« Nous devrions coopérer, non nous faire concurrence. »

— Une citation de  Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne

Les États-Unis ont imposé le 9 mars un embargo sur les importations de pétrole et de gaz russes. Le Royaume-Uni, pour sa part, compte arrêter d’importer du pétrole russe d'ici à la fin de l'année.

Mais ces deux États sont bien moins dépendants des hydrocarbures russes que ne l'est l'Union européenne.

Total suspend l’achat de produits pétroliers russes

Pour sa part, le groupe français TotalEnergies a annoncé mardi sa décision d'arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes d’ici la fin de l’année.

L'entreprise, critiquée pour ne pas avoir pas quitté la Russie, a expliqué qu’elle allait prendre des mesures complémentaires pour répondre à l'aggravation du conflit en Ukraine.

TotalEnergies prend unilatéralement la décision de ne plus conclure ou renouveler des contrats d'achat de pétrole et de produits pétroliers russes, afin d'arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, dans les meilleurs délais et au plus tard à la fin de l'année 2022, indique le groupe dans un communiqué.

Total cherchera des approvisionnements de rechange pour sa raffinerie de l'est de l'Allemagne.

Le groupe avait déjà annoncé qu'il n'apporterait plus de capital à de nouveaux projets, sans pour autant se retirer de la Russie. Il est actionnaire du géant du gaz russe Novatek et de Yamal LNG, entre autres.

Certains ont critiqué le maintien de ses activités en Russie. Le candidat écologiste à l'élection présidentielle française, Yannick Jadot, a notamment déclaré que l'entreprise se rendait complice de crimes de guerre. Des accusations infondées, a rétorqué l’entreprise.

Notre dossier Guerre en Ukraine

Le fournisseur d'énergie néerlandais Eneco a annoncé, pour sa part, qu’il ne conclurait plus de nouveaux contrats avec les fournisseurs de gaz russe, a déclaré son PDG, As Tempelman. Les contrats en cours seront toutefois honorés.

L'entreprise estime qu'environ 15 % du gaz qu'elle fournit à ses 5,6 millions de clients vient de la Russie.

« L'élimination progressive du gaz naturel est une étape cruciale dans la réalisation de notre ambition climatique. Dans la situation actuelle, nos plans sont devenus plus urgents. »

— Une citation de  Communiqué d'Eneco

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, avait appelé lundi les pays de l'Union européenne (UE), et en particulier l'Allemagne, à rompre tous leurs liens commerciaux avec la Russie, quitte à mettre un terme à tous leurs achats de pétrole et de gaz.

Selon les experts, la vente d’hydrocarbures rapporte quotidiennement plus de 1 milliard de dollars à la Russie.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !