COVID-19 au N.-B. : 16 décès depuis la levée des mesures sanitaires

Le Nouveau-Brunswick n'impose plus le port du masque ni toute autre mesure sanitaire depuis le 14 mars.
Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne
Prenez note que cet article publié en 2022 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Après une semaine sans mesures sanitaires liées à la COVID-19, le Nouveau-Brunswick fait état de 16 décès supplémentaires et de 129 personnes hospitalisées.
Ces données sont celles de la dernière semaine, puisque la province ne met à jour qu’une fois par semaine son tableau de bord.
Le nombre d’hospitalisations a bondi de 30 pour atteindre 129. Il faut néanmoins préciser que 71 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19, alors que 58 ont la COVID-19, mais se trouvent à l’hôpital pour une autre raison.
Seize personnes se trouvent aux soins intensifs, soit trois de plus que lors de la dernière mise à jour. Douze d’entre elles s’y trouvent en raison de la COVID-19.
Le taux d’occupation du système de santé est de 91 %, alors qu’il est de 62 % pour les unités de soins intensifs.
Chez les travailleurs de la santé du Réseau de santé Horizon, celui de Vitalité, du Programme extra-mural et d’Ambulance Nouveau-Brunswick, 490 doivent s’absenter parce qu’ils doivent s’isoler ou parce qu’ils ont reçu un test positif à la COVID-19.
Le Nouveau-Brunswick fait état de 336 décès chez des personnes qui avaient la COVID-19 depuis le début de la pandémie, soit 16 de plus qu’il y a une semaine. Depuis quelques mois, la province ajoute à ce nombre toute personne décédée qui avait la COVID-19 et qui n’a pas perdu la vie pour une autre raison évidente.
Le Nouveau-Brunswick recense 5922 nouvelles infections, 2781 par l’entremise de tests PCR et 3141 à l’aide de tests rapides autodéclarés.
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La hausse des hospitalisations était prévue, selon la santé publique
La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, estime que la santé publique s’attendait à voir le nombre d’hospitalisations augmenter, après la levée des mesures sanitaires dans la province.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Dre Jennifer Russell, recommande aux gens de porter le masque, même si ce n'est plus obligatoire.
Photo : Radio-Canada
On a vu une augmentation cette semaine, mais c’était un peu prévu, à cause de l’effet de [la fin] de l’arrêté obligatoire en place et on savait que les gens voyageraient durant le congé de mars
, explique-t-elle.
Elle affirme ne pas regretter d'avoir permis la levée de l'état d'urgence et des restrictions et rappelle que des mesures sont toujours en place dans les hôpitaux et dans les foyers de soins.
Au sujet de la protection des plus vulnérables, dans ces deux endroits-là, on sait qu’il y a des mesures en place pour continuer à les protéger
, souligne-t-elle.
La médecin hygiéniste en chef encourage la population à continuer de suivre de bonnes pratiques, telles que le lavage des mains, le port du masque et la vaccination.
La prudence est de mise
Pour le chef de l’opposition officielle, Roger Melanson, les statistiques parlent d’elles-mêmes.

Le chef de l'opposition officielle, Roger Melanson, demande à la santé publique de surveiller l'évolution de la pandémie.
Photo : Radio-Canada
Cette pandémie-là n’est pas terminée. Ce n’est pas parce que le gouvernement a choisi d’éliminer toutes les consignes de la santé publique que le virus arrête de se propager
, dit-il.
Roger Melanson croit que les Néo-Brunswickois doivent continuer de porter le masque, le plus possible.
Il exhorte la santé publique à bien surveiller l’évolution de la pandémie et à ne pas se soucier des pressions politiques
si le besoin de remettre des consignes en place se fait sentir, comme le port du masque.
Je demande que si la santé publique voit des indications qu’il faut revenir à des consignes comme le masque, je pense qu’ils ne doivent pas hésiter, ils ne doivent pas attendre
, dit Roger Melanson.
Avec des informations de Sarah Déry

