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La pandémie n’est pas finie rappelle l’infectiologue Alex Carignan

Une personne administre un vaccin à une autre.

Le Dr Alex Carignan invite à aller chercher sa troisième dose de vaccin (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Avec les allégements des dernières semaines, la vie a repris un air de normalité et la pandémie de COVID-19 semble être dernière nous. Pourtant, les cas de COVID-19 sont repartis à la hausse avec 8403 cas supplémentaires au Québec au cours des 7 derniers jours, et le Dr Alex Carignan, infectiologue au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, souligne que le coronavirus n'a pas fini de faire parler de lui.

Mardi, la santé publique faisait d'ailleurs état de 1043 personnes hospitalisées, soit 41 de plus que la veille.

La pandémie n'est pas finie. Il y a rebond dans les cas notamment chez les personnes âgées. Ça ne semble cependant pas repartir en flèche, souligne le Dr Alex Carignan, qui est aussi membre du Comité d’immunisation du Québec.

Selon lui, le retour à la normale où le Québec apprend à vivre le virus entraîne ces conséquences, qui étaient cependant prévisibles. La santé publique avait annoncé que les allégements pourraient causer une remontée des cas.

Le relâchement des mesures sanitaires et la hausse des contacts ne sont pas étrangers à cette hausse, confirme-t-il.

« On ne devrait pas atteindre des niveaux comme plus tôt cet hiver [mais] il y aura malheureusement des décès et une légère hausse des hospitalisations. »

— Une citation de  Dr Alex Carignan, infectiologue au CIUSSS de l’Estrie - CHUS

Un rythme plus lent que l'Europe

Comme c’est le cas depuis le début de la pandémie, le Dr Carignan explique que le portrait de la situation en Europe donne une indication de ce qui pourrait se passer ici.

La montée n'est pas aussi vertigineuse en Europe. Ça semble ralentir. D’ici une semaine, nous allons davantage être fixés, croit cependant le Dr Carignan.

Afin de minimiser les risques, l'infectiologue recommande aux personnes qui ont contracté la COVID-19 en décembre et en janvier d’aller chercher leur troisième dose de vaccin. L'immunité procurée par la maladie s'affaiblit avec le temps, et il estime qu'il y a toujours un risque d'être contaminé de nouveau.

Il y a une protection croisée entre Omicron et le variant BA.2 [mais] il y a [tout de même] des chances plus faibles de le faire pour ceux qui l’ont eu cet hiver.

Ce serait maintenant le moment d’y aller pour se protéger pour la fin de l’hiver, invite l’infectiologue.

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