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Fin du lock-out au Canadien Pacifique

Le syndicat et l’employeur ont accepté de régler les enjeux en suspens par un arbitrage exécutoire; les travailleurs seront de retour au travail à midi.

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Un employé du Canadien Pacifique monte à bord d’un train. Selon les parties syndicale et patronale, les employés seront de retour à midi, mardi.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Le Chemin de fer Canadien Pacifique et le syndicat qui représente ses 3000 chefs de train, mécaniciens et autres travailleurs ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi la fin du lock-out déclenché dimanche.

Les deux parties se sont entendues sur un arbitrage exécutoire concernant les enjeux en suspens afin de clore ce cinquième arrêt de travail au CP depuis 1993. Au cours des neuf dernières négociations, les deux parties ont eu recours huit fois à des conciliateurs fédéraux.

Les membres de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC) seront de retour au travail dès 12 h, mardi, indique le communiqué syndical.

La décision d'accepter un arbitrage définitif et contraignant n'est pas prise à la légère, a déclaré Dave Fulton, porte-parole de la CFTC à la table de négociation. Bien que l'arbitrage ne soit pas la méthode privilégiée, nous avons pu négocier des conditions qui étaient au mieux des intérêts de nos membres.

Le Canadien Pacifique est satisfait d’être arrivé à une entente avec la CFTC, de s’en remettre à un processus d’arbitrage exécutoire et de mettre fin à cet arrêt de travail, a indiqué dans un communiqué le PDG du transporteur ferroviaire, Keith Creel.

Cet accord nous permet de reprendre le travail à partir de mardi midi, heure locale, afin de reprendre nos services essentiels pour nos clients et la chaîne d'approvisionnement nord-américaine, a-t-il ajouté.

Sur Twitter, le ministre fédéral du Travail, Seamus O'Regan, qui était à Calgary lundi, a félicité les deux parties pour être restées à table des négociations et d'en être arrivées à une solution avec l'aide des conciliateurs.

Cette conclusion ne fait que confirmer que lorsque les employeurs et les syndicats collaborent, nous obtenons de meilleurs résultats pour les Canadiens et notre économie, a indiqué le ministre dans un communiqué.

Les salaires et le régime de retraite demeurent des pierres d'achoppement entre les deux parties.

Il n'y aura pas de commentaires de la part des porte-parole syndicaux aux médias avant la fin du processus d'arbitrage.

À la deuxième journée de lock-out, lundi, plusieurs intervenants économiques demandaient aux parties de trouver une solution rapide.

Le président et chef de la direction de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, Brian Kingston, demandait au gouvernement de Justin Trudeau d’envisager d’autres options advenant l’impossibilité d’en arriver à une entente, notamment l'imposition d'une loi spéciale.

L'industrie agricole canadienne était inquiète. Les dirigeants de l'Association canadienne des éleveurs de bovins et l'Association nationale des engraisseurs de bovins étaient à Ottawa lundi, exhortant le gouvernement à mettre immédiatement fin à l'arrêt de travail qui, selon eux, aurait pu dévaster leur industrie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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