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Le mandat d’enquête sur la STS officiellement accordé par le conseil d’administration

Un autobus de la STS

La STS est dans l'eau chaude depuis le dépôt du rapport de la vérificatrice générale de Saguenay en février.

Photo : Radio-Canada

Le conseil d’administration de la Société de transport du Saguenay (STS) a choisi la firme experte en gestion qui mènera l’enquête interne à la suite du dépôt du rapport dévastateur de la vérificatrice générale, Sylvie Jean, en février.

Ledit rapport faisait état de sérieuses lacunes en matière de gouvernance et de gestion du matériel roulant au sein de la société. La VG avait émis 70 recommandations à la Ville, qui subventionne la STS à hauteur de 12 millions annuellement, sur un budget de 25 millions de dollars.

L’octroi du mandat d’enquête a été entériné lors d’une assemblée du conseil d’administration tenue en après-midi lundi.

Le nouveau président de la STS, le conseiller municipal jonquiérois, Claude Bouchard, a fait savoir que le mandat sera officiellement octroyé à l’entreprise régionale choisie mardi matin et qu’il lui était donc impossible d’en révéler le nom, lorsqu'interrogé lundi soir.

On était à travailler versus la firme qui va faire l’enquête. Ces détails administratifs là sont réglés. L’enquête va suivre son cours. On va voir au fur et à mesure les données qui seront rassemblées par cette firme-là. Dans l’ensemble, le processus est entamé. Ce ne sera pas un petit rapport ou quelque chose qui va se régler dans les deux ou trois prochaines semaines, mais on essaie de travailler à ce que les choses se fassent le plus professionnellement possible et avancent rondement , a expliqué le président.

Dans le cadre de l’enquête interne, plusieurs intervenants seront rencontrés, dont des employés, des élus et des membres de la direction. L’objectif sera de permettre au CA de prendre des décisions éclairées dans le but de remettre l’organisme sur ses rails.

Le rapport de la firme spécialisée en gestion mandatée par la STS sera transmis à Me Félix-Antoine Michaud, avocat associé au cabinet Trivium et procureur désigné dans ce dossier.

L’enquête permettra aussi de statuer au sujet de l’avenir du directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, suspendu avec solde après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale.

Fin du litige

La STS a aussi décidé de ne pas porter le jugement de la cour en appel dans le dossier du litige l’opposant aux centres de services scolaire De La Jonquière et des Rives-du-Saguenay. La STS souhaitait que ses autobus soient privilégiés pour le transport des écoliers dans certains secteurs et avait demandé aux tribunaux de se pencher sur la question. La Cour supérieure a récemment tranché en faveur des centres de services scolaires, évoquant qu’ils n'ont aucune obligation de signer des contrats avec la société de transport en commun s'ils préfèrent utiliser des autobus du secteur privé.

La STS souhaitait contester la décision, mais a changé son fusil d’épaule pour éviter d’engager davantage de frais d’avocats.

On a réglé sans frais et on est content d’avoir réglé cette situation-là. On a jugé qu’on ne voulait pas mettre d’autre argent public à poursuivre ce dossier-là et on a unanimement pris la décision de stopper le dossier. On se disait que le pourcentage de chances de gagner la cause au bout de la ligne était mince , a poursuivi Claude Bouchard.

Rémunération des administrateurs

Lors de l’assemblée de lundi, les membre du CA ont aussi discuté de la rémunération versée aux administrateurs. S’il n’est aucunement question de hausser la prime accordée aux cinq élus qui y siègent, assure Claude Bouchard, les membres du conseil estiment que les non-élus devraient obtenir des montants plus élevés que les 1200 $ touchés annuellement, vu l’ampleur du travail et la fréquence des assemblées.

« Si on compare les montants avec les autres ailleurs au Québec qui occupent les mêmes fonctions que nous, c’est sûr qu’on est en-dessous. Mais c’est correct, ça fait partie de la game et ce n’est pas question que nous, comme élus, on demande plus. On n’est pas là-dedans. Sauf qu’on veut regarder ce qu’on pourrait faire pour que nos non-élus, selon le nombre de réunions et le temps que ça prend, on puisse les aider un peu », a indiqué Claude Bouchard.

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