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Un rapport accuse l’Î.-P.-É. de ne pas protéger les espèces en danger

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En 2017, l'hirondelle de rivage a fait son entrée sur la liste des espèces en danger en Canada après que sa population ait chuté de 98 % en 40 ans.

Photo : Gracieuseté : Island Nature Trust

Radio-Canada

Les espèces en danger et leur habitat naturel ne sont pas protégés à l’Île-du-Prince-Édouard selon le plus récent rapport de l’association East Coast Environmental Law. Le rapport s’intitule d’ailleurs Simply Not Protected, ce qui se traduit littéralement par tout simplement pas protégé.

La province n’a pas de loi à part entière pour protéger les espèces en danger, contrairement aux autres provinces de l’Atlantique. La protection de ces espèces se fait plutôt par l’entremise de la Wildlife Conservation Act, devenue loi en 1998.

Le ministre n’a pas mis en place les mesures nécessaires pour protéger les espèces dans la province, mais il n’a même pas fait les premiers pas pour identifier les espèces en danger , affirme Lisa Mitchell, la directrice générale d’East Coast Environmental Law.

Elle soutient que la province n’a identifié aucune espèce qui devait être protégée, alors que la loi existe depuis 23 ans. Selon Mme Mitchell, le gouvernement fédéral considère que 25 espèces vivant sur l’île ont besoin d’une protection particulière. Plus précisément, l’état de 10 espèces est préoccupant, alors que sept sont en voie de disparition et huit sont menacées.

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Selon Lisa Mitchell, la directrice général d'East Coast Environmental Law, le gouvernement fédéral considère que 25 espèces vivant sur l’île ont besoin d’une protection particulière.

Photo : Gracieuseté : Parcs Canada

La directrice générale de l’association explique que le gouvernement fédéral peut aider à protéger les espèces menacées, pour ce qui est des terres qui lui appartiennent et des parcs nationaux.

Mais, tout le reste qui doit être fait pour protéger les espèces en danger et leur habitat doit être fait par le gouvernement provincial, n’importe quelle action sur les terres de la province ou celles qui sont privées dans la province , explique-t-elle.

Le rapport demande la mise sur pied d’un comité concernant la loi de 1998, qui pourrait formuler des recommandations sur la manière de protéger ces espèces et leur habitat. Mais, selon Micthell, le but premier, ce serait de voir la création d’une nouvelle loi à cet effet qui serait à part entière.

C’est triste

Shannon Mader, la gestionnaire du programme concernant les espèces en danger pour le groupe environnemental Island Nature Trust, apprécie les recommandations du rapport. Elle estime que les Prince-Édouardiens se préoccupent de l’environnement, mais elle reproche au gouvernement provincial ne pas en avoir fait l’une de ses priorités.

Ça me rend très triste , dit-elle. Nous attendions des actions il y a des décennies, donc ça ne peut se faire trop rapidement.

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Shannon Mader, la gestionnaire du programme concernant les espèces en danger pour le groupe environnemental Island Nature Trust

Photo : Gracieuseté : Sean Landsman

Aux yeux de la présidente de Nature P.E.I., Rosemary Curley, le gouvernement provincial pourrait reprendre le travail qu’il avait entrepris il y a une dizaine d’années.

C’est une question qui concerne tous les partis. Tous les partis n’y font rien , lance-t-elle.

Mme Curley dit avoir rencontré la ministre Natalie Jameson, puis le ministre Steven Myers l’année dernière pour leur demander de remettre sur pied un comité sur les espèces en danger et d'améliorer la loi en ce sens. Elle soutient que les deux ont démontré de l’intérêt sans poser d’actions concrètes.

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La présidente de Nature P.E.I., Rosemary Curley

Photo : Radio-Canada / Shane Hennessey (CBC)

La réponse de la province

Dans une déclaration envoyée à CBC, un porte-parole du ministère de l’Environnement assure que, si aucune espèce n’est identifiée comme étant en danger selon la loi provinciale, mais il est faux de dire que le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard ne fait rien en ce sens.

Toujours selon le porte-parole, toutes les espèces en danger sont protégées par l’une de deux autres lois : la Migratory Bird Treaty Act ou la Provincial Wildlife Conservation Act.

La déclaration stipule aussi que la province a investi pour protéger ces espèces et leur habitat et le gouvernement provincial travaille étroitement avec Environnement et Changement climatique Canada et ses partenaires locaux.

Avec les informations de Nancy Russell, de CBC

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