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Le Cap-Breton fait face à une pénurie de psychiatres

Patricia Arab parle aux journalistes à l'intérieur de l'assemblé législative.

La députée libérale provinciale Patricia Arab dit que le processus de changement de nom de lieu dans la province ne devrait pas seulement pouvoir être amorcé par un individu.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La porte-parole libérale de la Nouvelle-Écosse en matière de santé affirme qu'un récent communiqué révèle une pénurie de psychiatres dans la zone est de la province, qui comprend le Cap-Breton et une partie de la zone continentale.

Patricia Arab, députée de Fairview-Clayton Park, rapporte que la zone a besoin de huit psychiatres pour pourvoir tous les postes vacants.

C'est un chiffre alarmant, dit-elle. Quand vous pensez à la population et au nombre de patients et de personnes que ces postes pourraient desservir, huit est un nombre beaucoup trop élevé.

Santé Nouvelle-Écosse affirme que le Cap-Breton à lui seul devrait avoir 15 postes à temps plein en psychiatrie et qu'il en compte actuellement 8,5.

Le gouvernement affirme qu'il a bien huit postes vacants dans la zone est, bien qu'il n'en ait répertorié que trois sur son site internet de recrutement de médecins.

Les promesses du gouvernement

En 2017, alors que les libéraux étaient au pouvoir, les médecins du Cap-Breton ont demandé plus de recrutement quand l'effectif de psychiatres à Sydney est tombé à cinq.

La Dre Margaret Fraser, médecin de famille et urgentiste qui est également à la tête de l'Association du personnel médical du Cap-Breton, dit que ce nombre est maintenant de six.

Patricia Arab rappelle que le premier ministre Tim Houston avait promis, lors de la dernière campagne électorale, que les conservateurs réparaient les soins de santé.

Un document avec la photo de Tim Houston.

L'engagement en matière de soins de santé mentale était un élément clé de la plateforme des progressistes-conservateurs.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Jeorge Sadi

Je ne pense certainement pas qu'il y ait une solution simple, mais quand vous faites une promesse aussi grosse, surtout après avoir été député provincial pendant autant d'années, on aurait supposé qu'il y avait déjà un plan en place , et je ne vois aucune preuve de ce plan, dit-elle .

Effets sur le personnel et les patients

La Dre Margaret Fraser explique que huit est un nombre énorme de postes vacants et que ça a des effets de grande envergure sur le personnel et sur les patients.

Historiquement, nous aurions eu entre 14 et 18 psychiatres travaillant dans la région de Sydney et il était très difficile de faire venir un patient pour une consultation psychiatrique, un diagnostic et un traitement, ajoute-t-elle.

Il n'y a actuellement qu'un seul psychiatre pour enfants et adolescents à Sydney, ce qui signifie que certains patients doivent se rendre à Halifax pour un diagnostic et un traitement.

Avec les difficultés à obtenir une ambulance, elle explique que parfois des patients attendent au service des urgences pendant un jour ou deux.

La rétention des médecins est un problème

Le gouvernement a eu un certain succès dans le recrutement au fil des ans, mais pour diverses raisons, les gens ne sont pas restés.

Si vous essayez de recruter cinq personnes et que vous n'en avez que deux, la troisième personne qui entre regarde et se dit qu’elle fait un quart de travail sur trois alors qu’elle devrait en faire un sur cinq, raconte la Dre Margaret Fraser.

En fin de compte, beaucoup de gens sont venus et ne sont pas restés, et c'est difficile pour les patients aussi, car ils n'ont pas pu établir une relation avec un psychiatre.

Enseigne à l'entrée de l'hôpital.

L'Hôpital régional du Cap-Breton, à Sydney en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Tom Ayers

Brian Comer, le député provincial de Sydney River-Mira-Louisbourg et ministre responsable du Bureau des toxicomanies et de la santé mentale, s'est dit préoccupé par la pénurie.

L'ancien infirmier en santé mentale dit qu'il y a des problèmes importants dans la rétention, mais que son parti planifie de résoudre ces problèmes de recrutement et de rétention.

Nous avons un nouveau psychiatre pour les adultes hospitalisés qui commencera à la fin de ce mois, en mars, ce qui est une étape positive, dit-il.

Changements récents et à venir

Le gouvernement progressiste-conservateur a aussi fait l’annonce d'un nouvel hôpital de jour pour la santé mentale et un financement la semaine dernière pour la santé mentale dans toute la province, y compris la création d'une nouvelle organisation spécifiquement pour les Mi'kmaq.

Brian Comer.

Brian Comer, le député provincial de Sydney River-Mira-Louisbourg et ministre responsable du Bureau des toxicomanies et de la santé mentale, est préoccupé par la pénurie.

Photo : CBC/Tom Ayers

Il y a aussi des changements à venir dans les soins virtuels qui seront annoncés dans les prochaines semaines, confie le député Comer.

Le premier ministre et le ministre prévoient d'appeler personnellement les psychiatres et de faire les choses différemment, car il est clair que ce qui a été fait dans le passé n'a pas fonctionné, dit Brian Comer.

Il se passe beaucoup de choses en ce moment qui, je pense, nous font progresser dans la bonne direction.

Santé Nouvelle-Écosse indique que deux autres postes en psychiatrie au Cap-Breton devraient être comblés dans les prochains mois et que deux autres assistants cliniques sont en cours de recrutement pour compléter les trois qui travaillent déjà dans des cliniques de la région.

Avec les informations de Tom Ayers de CBC

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