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« Je suis comme tout le monde, sauf que j’apprends à mon rythme »

Julie Bourque face à la caméra, en manteau d'hiver et lunette de soleil, avec de la neige en arriière-plan.

Julie Bourque est co-porte-parole de la 34e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle.

Photo : Radio-Canada

Depuis quatre ans, la Rimouskoise Julie Bourque est co-porte-parole de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, dont le thème cette année est la déconstruction des préjugés dans le but de faire du Québec une société plus inclusive.

La jeune femme de 28 ans est l’incarnation même de cette volonté : elle vit avec une déficience intellectuelle qu’elle qualifie de légère. Dans le fond, je suis comme tout le monde, sauf que j’apprends à mon rythme, explique-t-elle.

Comme tout le monde, Julie Bourque a ses passions : elle suit des cours de Zumba chaque samedi matin et elle aime particulièrement aller au cinéma, assister à des matchs d’improvisation et à toutes sortes de spectacles.

D'année en année, la Rimouskoise a acquis son indépendance. Elle vit depuis peu seule en appartement, après avoir vécu pendant un an dans un appartement supervisé. Un superviseur nous montrait comment faire la cuisine, le ménage et comment nous débrouiller en appartement.

Ce changement a représenté une grosse étape dans sa vie. Ça me rendait super nerveuse, je ne me sentais jamais capable de me rendre aussi loin, confie-t-elle.

Julie Bourque porte un manteau d'hiver et des lunettes de soleil.

Julie Bourque, co-porte-parole de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle

Photo : Radio-Canada

Julie Bourque gagne aussi sa vie : elle travaille depuis quelques années au CPE L'Univers des copains. Elle est responsable de la désinfection le matin, puis aide le personnel à préparer les repas.

Ça m’apporte de la bonne humeur, ça me permet d’être en compagnie d’enfants, j’aime ça! Ça me permet de m’amuser avec eux, de passer du bon temps, raconte-t-elle.

La jeune femme se dit particulièrement fière de cette autonomie. Ça veut dire que j’ai une place dans le monde, que je sais où je m’en vais, que je suis acceptée dans un milieu de travail. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui est accepté comme ça.

Des préjugés tenaces

Même si elle dit ne plus en être témoin, Julie Bourque indique que les préjugés envers les personnes vivant avec une déficience intellectuelle sont encore bien présents dans la société. La jeune femme croit qu'il manque encore d’acceptation et d’inclusion dans certains milieux de travail ainsi que dans la pratique sportive.

« Les préjugés, c’est passé date. Il faut nous faire confiance, il faut nous accepter comme toute personne normale. »

— Une citation de  Julie Bourque, co-porte-parole de la 34e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle

Selon la Rimouskoise, souligner cette Semaine québécoise de la déficience intellectuelle conserve encore toute son importance. Cet événement contribue, à son avis, à démontrer que la déficience intellectuelle, c’est beau, qu’on n’est pas si différents que ça, que c’est le fun de nous côtoyer!

Avec les informations de Xavier Lacroix

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