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Une Semaine de la déficience intellectuelle pour lutter contre les préjugés

Le centre de jour de l'organisme les Intrépides de Rouyn-Noranda.

Le centre de jour de l'organisme les Intrépides de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

La 34e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle a lieu du 20 au 26 mars.

C'est un événement soutenu par la Société québécoise de la déficience intellectuelle qui fête cette année ses 70 ans.

Au Québec, 2% de la population est touché par une déficience intellectuelle.

Cette année, la semaine est placée sous le signe de la déconstruction des préjugés envers cette frange de la société.

Un thème qui touche particulièrement le directeur général chez Les Intrépides de Rouyn-Noranda, Denis Pinet.

Selon lui, ces personnes ont aussi beaucoup à offrir à la société.

« Nous on trouve que nos membres ont beaucoup de potentiel, un potentiel qui est à créer, à cultiver et stimuler. On pense que par rapport à la pandémie, c'est souvent une clientèle qui est laissée pour compte, mais elle a besoin d'être stimulée et d'avoir des activités pour être capable de bien socialiser et fonctionner en société. »

— Une citation de  Denis Pinet

La population pourrait penser que ces gens-là peuvent ne pas faire [beaucoup de choses]. Mais non ils ont droit à toutes les activités qu'une personne normale peut avoir. Le travail, tomber en amour, aller à l'école, apprendre à faire des travaux. Et c'est là-dessus qu'on travaille beaucoup avec les membres pour stimuler l'aspect cognitif, pour être capable de démontrer que ces gens ont des capacités pour évoluer en société ils ont leur place dans la société, explique le responsable.

Denis Pinet ajoute que la pandémie et les restrictions sanitaires ont affecté les activités offertes membres.

La levée des restrictions a d'ailleurs été bien accueillie par les membres et leur famille.

À l'Arche Abitibi-Témiscamingue, plusieurs activités seront organisées en mode virtuel pour souligner cette semaine.

À travers ces activités, l'organisme tente de démontrer que ses membres sont capables de réaliser beaucoup de choses.

Le responsable à l'organisme Cyril Auchapt évoque par la même occasion un problème de méconnaissance de la déficience intellectuelle par certains citoyens.

Nous notre mission c'est de montrer que les personnes, même si elles ont des déficiences intellectuelles, sont capables de travailler, d'aller à l'école, de suivre des consignes et d'être en couple. Donc le thème de la semaine nous rejoint totalement. Souvent les personnes connaissent mal la déficience intellectuelle. Il peut y avoir un certain regard [...] Souvent c'est de la méconnaissance de la déficience intellectuelle, dit-il.

L’organisme qui vient en aide à environ 70 personnes se plaint par ailleurs d'un problème de sous-financement.

C'est très très compliqué de joindre les deux bouts. Malheureusement l'argent que nous recevons, ce n'est pas suffisant pour combler nos déférentes dépenses. Nous arrivons à faire avec peu de moyens de belles choses, mais avec davantage de moyens, nous pourrions faire des choses extraordinaires, conclut Cyril Auchapt.

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