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Marcher pour contrer la discrimination envers les peuples autochtones

Deux personnes marchent main dans la main sous la neige. L'une porte un foulard orange, rouge et mauve à la taillle.

Il s'agit de la troisième édition du défi 100 tours sans discrimination, à La Tuque.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Radio-Canada

Atikamekw et allochtones sont invités à parcourir plusieurs boucles autour du lac Saint-Louis, à La Tuque, cette fin de semaine, afin de rassembler les communautés.

Organisé par la nation atikamekw, l’événement se déroule en marge de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, prévue lundi.

Pour la directrice générale du Centre d’amitié autochtone de La Tuque, Laurianne Petiquay, la réconciliation débute par un rapprochement entre les peuples.

« Les gens qui viennent ici, je les vois comme des alliés à la cause. C’est une puissante marque de solidarité. Ce sont des gens qui comprennent la cause, qui reconnaissent que c'est ensemble qu’on va être capables de faire la différence. »

— Une citation de  Laurianne Petiquay, directrice générale du Centre d'amitié autochtone de La Tuque

Le conseiller politique de la nation atikamekw, David Boivin, rappelle toutefois qu’il reste beaucoup de chemin à faire vers la réconciliation. Il est plus optimiste quant à la mobilisation des allochtones, qui s’intensifie, selon lui.

« Notre objectif avec les actions qu’on pose, comme cette marche, c’est de sensibiliser les institutions pour qu’il y ait de meilleurs services offerts aux populations autochtones et aux différents groupes ethniques. »

— Une citation de  David Boivin, conseiller politique de la nation atikamekw

Pour dépasser les 3000 tours de lac effectués l’an dernier, les Atikamekw ont pu compter sur le soutien de familles et de groupes d’amis allochtones qui s’étaient déplacés samedi matin à la Tuque.

Ce fut le cas d’une jeune mère de famille, Geneviève Comeau, qui a marché avec son conjoint et ses deux jeunes enfants.

Marcher contre la discrimination raciale, je trouve que ce sont des belles valeurs à transmettre aux générations futures. On côtoie beaucoup d’Autochtones ici, donc je trouve ça le fun de pouvoir cohabiter en harmonie., a-t-elle confié à Radio-Canada.

Pour la nouvelle conseillère au Service de développement économique et forestier de La Tuque (SDEF), Kim Poirier, la marche était aussi un prétexte pour apprendre à connaître ses concitoyens.

J’arrive de la Gaspésie et c’est nouveau pour moi d’intégrer un milieu avec une présence autochtone aussi marquée. Pour moi, ça ne fait pas de sens qu’on ne soit pas tous déjà unis, a-t-elle souligné.

Pour la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, lundi, des écoles, des CPE et des entreprises de la Mauricie termineront la marche. Des activités familiales, une soirée dansante et une prestation de la chanteuse Laura Niquay sont également prévues.

Avec les informations de Jacob Côté

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