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Un programme de soutien aux élèves LGBTQ2+ fait une percée dans l’Alberta rurale

Alex Marshall O (à gauche) est assise derrière une table avec un collègue lors d'un événement de sensibilisation à la réalité des jeunes LGBTQ2+ dans une école albertaine.

Alex Marshall (à gauche) est coordonnatrice à l'éducation rurale pour le programme fYrefly in Schools, démarré par l'Université de l'Alberta.

Photo : Fournie par Alex Marshall

Radio-Canada

Un programme de sensibilisation et de soutien aux élèves LGBTQ2+ développé par l’université de l’Alberta à Edmonton il y a une dizaine d’années commence à apparaître dans les écoles des milieux ruraux de la province.

C’est notamment le cas à Joffre, un hameau de 170 âmes à quelque 145 km au sud d’Edmonton. Transgenre, Alex Marshall y a grandi et souhaite aujourd’hui aider des jeunes qui, comme elle à son époque, trouvent le passage à l’école difficile.

C’est vraiment une belle communauté, explique-t-elle, mais je suis déçue d’avoir grandi en sachant que ce n’était pas un endroit pour moi.

Forte de son expérience, elle est aujourd’hui coordonnatrice à l’éducation rurale du programme fYrefly in Schools, à travers duquel elle peut travailler auprès des élèves, des éducateurs et des membres de la communauté afin de limiter la discrimination à l’endroit des jeunes LGBTQ2+.

Depuis janvier, elle a déjà pu s’adresser à plus de 2000 personnes dans le cadre de ce programme chapeauté par l’Institut d’études et de services aux minorités sexuelles de l’Université de l’Alberta.

Le programme fYrefly in Schools vise à réduire la discrimination [et à] donner aux élèves les outils dont ils ont besoin pour devenir des alliés efficaces [dans la promotion] de la diversité, de l’équité et des droits de la personne dans les écoles et les communautés, explique son site Internet.

Lancé il y a une dizaine d’années, fYrefly in Schools n’a fait son entrée dans les écoles des campagnes albertaines qu’en 2020.

Cette nouvelle offre en milieu rural est d’autant plus importante que les jeunes qui vivent en dehors des grandes villes n’ont pas accès au même soutien que ceux qui vivent en milieu urbain, explique Alex Marshall.

Malheureusement, le message que [les jeunes des campagnes] reçoivent, c’est qu’à 18 ans, seulement, ils pourront aller vivre dans une grande ville où ils seront en sécurité, note-t-elle.

Sensibiliser pour limiter l’exclusion

À Dixonville, à 500 km au nord-ouest d’Edmonton, les quelque 50 élèves de la garderie à la 9e année de l’école locale ont reçu la visite d’Alex Marshall en février.

S’il soutient que les élèves et les enseignants de son établissement sont ouverts à la réalité des personnes LGBTQ2+, le directeur Britain Olischefski explique qu’il avait hâte de voir les membres de la communauté scolaire découvrir comment devenir de meilleurs alliés de la diversité sexuelle.

Le concept d’identité de genre change, note-t-il. Il y a beaucoup de choses à comprendre, notamment en matière de [terminologie].

Selon lui, le plus grand effet de la session offerte par fYrefly in Schools s’est fait sentir chez un élève transgenre qui, raconte le directeur, était radieux à la fin de la présentation.

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