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Les syndicats satisfaits de l’appel d’Andrée Laforest à Rio Tinto d’investir

Des lingots d'aluminium.

La tonne d'aluminium se vend plus de 3000 $.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Radio-Canada

Les syndicats du secteur de l'aluminium saluent le message envoyé par la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, jeudi.

La députée de Chicoutimi a dit s'attendre à des investissements de la part de Rio Tinto, puisque le prix de l'aluminium n'a jamais été aussi élevé, au coeur d’une tendance qui n'est pas près de s'essouffler avec le conflit entre la Russie et l'Ukraine.

Je pense que cette année, c'est une année que, considérant la valeur de l'aluminium, moi, je me dis, ça nous prend des investissements chez nous, avait-elle dit lors d’une annonce de 10 M$ dans le cadre de la Stratégie québécoise de développement de l’aluminium.

Cette déclaration donne du poids aux revendications des syndicats.

Le prix à plus de 3000 $ la tonne avec toutes les primes, c’est quand même très élevé. Les spécialistes, et ce n’est pas moi qui le dis, prévoient que ça va se maintenir comme ça. Donc, il y a une demande dans le marché américain, c’est le temps de capturer le marché, de faire une nouvelle usine, de protéger les emplois de la région, a commenté Donat Pearson, président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA).

Un homme en hiver se tient dans un stationnement devant une forêt.

Donat Pearson, président du Syndicat national des employés de l’aluminium d'Arvida (SNEAA) réclame à nouveau des investissements pour les usines de Rio Tinto dans la région.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Le prix de l’aluminium a atteint un prix record de 3849 $ américains la tonne au début du mois sur le marché des métaux de Londres (LME). Il a clôturé à 3385 $ jeudi.

Un projet annulé à 1700 $ la tonne

Le son de cloche est le même à Alma, alors que le syndicat estime que le temps est venu d'investir.

Le moment est parfait pour nous d’avoir nos investissements, puis on se rappellera que le projet est prêt. Pour l’Usine d’Alma, pour le centre de la coulée, pour la billette, tous les plans étaient faits. C’était prêt à démarrer, mais ça a été suspendu. Si ce n’est pas dans un contexte comme on est là présentement qu’on est capable d’avoir des projets, ça va être quand qu’on va être capable d’en avoir? s’est demandé tout haut Sylvain Maltais, président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma.

Le projet de centre de billettes d’Alma avait été mis sur la glace en octobre 2019, au même moment que la construction de 16 cuves AP60 à Jonquière. Rio Tinto jugeait alors qu’à 1700 $ la tonne, le marché n’était pas propice.

En novembre dernier, Rio Tinto a finalement annoncé la construction de ces cuves additionnelles. Cet investissement avait cependant été jugé insuffisant par plusieurs.

Sur le long terme, plaide Rio Tinto

De son côté, l'entreprise dit continuer à suivre l'évolution des marchés afin de prendre des décisions sur le long terme.

La division aluminium de Rio Tinto a engrangé 2,5 milliards de dollars de bénéfice net en 2021. Ces bénéfices sont cinq fois plus élevés que ceux de l'année 2020.

Dans la région, Rio Tinto bénéficie du bassin hydrographique du lac Saint-Jean pour alimenter ses centrales hydroélectriques. L'entreprise est liée par une entente avec le gouvernement du Québec.

Avec des informations d’Andréanne Larouche

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