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Hausse de la concentration moyenne d’arsenic dans l’air à Rouyn-Noranda en 2021

Un brouillard cache en partie la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda.

Le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

En 2021, la concentration d’arsenic moyenne était de 87 nanogrammes par mètre cube, selon les données mesurées à la station légale de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda. C'est une augmentation par rapport à l'année précédente, où elle se chiffrait à 69 nanogrammes par mètre cube.

La Fonderie Horne affirme cependant que son plan de réduction des émissions d’arsenic progresse bien.

L’année 2021 a été marquée par un pourcentage de vents qui soufflaient vers la station légale supérieurs à la moyenne historique. Malgré ça, on a vu que les projets ont porté fruit en réduisant l’arsenic à la source et ça a permis d’être 30 % sous la moyenne historique pour l’année 2021, indique Marie-Élise Viger, première responsable environnement pour les opérations métallurgiques cuivre en Amérique du Nord pour Glencore.

En 2019, le taux annuel moyen était de 130 nanogrammes par mètre cube.

Le comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) à Rouyn-Noranda dénonce l’augmentation de la moyenne annuelle entre 2020 et 2021.

On trouve ça déplorable que la Fonderie utilise le vent comme excuse parce que dans les années où il y a de bonnes données, ce n’est jamais grâce au vent ou parce qu’il n’y a pas eu de vent [...] Donc, on veut des améliorations qui sont tangibles, affirme la co-porte-parole Mireille Vincelette.

Mireille Vincelette.

Mireille Vincelette s’inquiète de la présence possible d'arsenic dans l'air chaque fois que ses enfants jouent dehors. (archives)

Photo : Radio-Canada

La Fonderie Horne assure que les données vont diminuer dans le futur. L’entreprise rapporte que 80 % des projets de son plan de réduction des émissions atmosphériques sont complétés ou en cours de réalisation.

Parmi ces projets, on mentionne notamment la zone de transition entre les résidences et la Fonderie, ainsi que le projet-pilote Velox.

Ce projet-pilote qui utilise une nouvelle technologie vise à réduire les émissions atmosphériques de la Fonderie. L’entreprise rapporte qu’elle a effectué 68 % des essais de pilotage, mais que des difficultés techniques persistent. 

On a certains défis sur des éléments de Velox, surtout au niveau de la durée de vie de certaines composantes. Il est possible qu’on ait des sessions de pilotage subséquentes pour optimiser certains paramètres, mais on travaille à la planification de ces éléments. Le plan de pilotage original devrait être complété d’ici la fin de l’été, assure Donald Piché, directeur ingénierie et services techniques pour les opérations métallurgiques cuivre en Amérique du Nord de Glencore. 

Le comité ARET croit que la Fonderie devrait ajouter des stations de mesures afin d’obtenir des données plus précises sur ses émissions atmosphériques.

En mettant des stations de mesure tout le tour de la Fonderie, on pourrait peut-être avoir une meilleure idée si c’est le vent qui fait en sorte que les données ne varient pas ou si c’est parce que les émissions ne changent pas, fait valoir Mireille Vincelette.

L'entente d'assainissement qui permet à la Fonderie de dépasser la norme provinciale de 3 nanogrammes par mètre cube doit être renouvelée après mai 2022. Elle demeure en place jusqu’à ce qu’une nouvelle entente soit adoptée.

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