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L’Ukraine ravive les souvenirs douloureux de réfugiés syriens accueillis au Manitoba

Joseph Chaeban et sa femme.

Cette semaine marque le 11e anniversaire du début de la guerre civile syrienne.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

En repensant à plus d'une décennie de guerre en Syrie, de nombreux membres de la communauté syrienne du Manitoba revivent des souvenirs douloureux alors qu'ils assistent à l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes.

Joseph Chaeban est arrivé au Canada en 1988 comme réfugié libanais. Il est aujourd’hui propriétaire de Chaeban Ice Cream avec sa femme, Zainab Ali, d’origine syrienne. Le surnom de Friendly Manitoba est justifié, dit Joseph Chaeban.

Les Winnipégois n'ont pas hésité lorsqu'il a demandé de l'aide pour amener la famille de sa femme, des réfugiés syriens, à Winnipeg. J'ai juste dit : "La famille de ma femme a besoin d'aide", explique-t-il.

Ils ont amené trois familles au Canada, un total de 13 personnes, et rassemblé plus de 150 000 $ pour eux. C'est comme voir des anges, raconte Joseph Chaeban.

Interrogé sur la réaction de sa femme face à l'afflux de réfugiés ukrainiens au Canada, il retient les larmes qui lui montent aux yeux.

« Cela me rappelle des souvenirs. Je souhaite que cela ne [se passe pas comme cela a été le cas avec] la guerre en Syrie. »

— Une citation de  Joseph Chaeban, réfugié libanais dont la femme est d'origine syrienne

Cette semaine marque le 11e anniversaire du début de la guerre civile syrienne.

Selon la coordonnatrice du programme de migration et de réinstallation au comité central mennonite du Manitoba, Maysoun Darweesh, elle-même réfugiée syrienne, le début de l'invasion ukrainienne a été douloureux pour la communauté syrienne, qui condamne l'action russe dans ce pays.

Maysoun Darweesh.

Maysoun Darweesh, réfugiée syrienne.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Quand j'ai vu des images d'Ukrainiens, des civils - vous savez, les bombardements, l'attaque - c'était très douloureux, déclare-t-elle. Comme la Russie a les mains tachées de sang syrien, elle fait la même chose en Ukraine.

Une communauté qui s'intègre bien

Selon Maysoun Darweesh, la communauté syrienne est passée du sentiment d’excitation et de peur d'être de nouveaux arrivants à une forme de résilience et de gratitude.

J'aime toujours utiliser le mot espoir pour désigner ce que les Syriens ressentent et vivent au quotidien, explique-t-elle.

Elle salue l’intégration des réfugiés syriens, indiquant que plusieurs d’entre eux qui étaient encore des enfants sont maintenant des adultes dont l’objectif est de poursuivre leurs études. De nombreux adultes ont maintenant leur propre maison, un permis de conduire et continuent d'apprendre la langue anglaise, ajoute-t-elle.

Pour eux, c'est leur pays maintenant. C'est leur destination, souligne Maysoun Darweesh.

Mercredi, la Russie a annoncé la création de quelques couloirs humanitaires pour permettre aux civils de fuir l'Ukraine à partir de lundi, bien que ces derniers aient mené principalement vers la Russie et son alliée la Biélorussie, ce qui a suscité les critiques de l'Ukraine.

Pendant ce temps, les forces russes ont continué à frapper des villes ukrainiennes, dont Mykolaïv, au sud de la capitale, Kiev, indiquant que la cessation des hostilités ne serait pas augmentée.

Avec les informations de Joanne Roberts

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