•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le prêtre catholique ténois et sa raquette de tennis de table

Le père Anyanwu pose devant une table de tennis de table avec une raquette dans la main.

Le père Macleen Anyanwu dit jouer au tennis de table depuis l'école secondaire.

Photo : Avec la permission de Jonathan Antoine

Radio-Canada

La pratique du tennis de table semble faire des adeptes aux Territoires du Nord-Ouest, où le père Macleen Anyanwu est connu pour avoir un jeu précis. Au-delà des sacrements, il peut distribuer des défaites cuisantes aux adversaires qui osent se mesurer à lui.

Le père Macleen Anyanwu, de l’Église du Sacré-Cœur, a du mal à trouver des adversaires à sa taille à Fort Simpson, où il réside. Probablement parce qu’il est trop fort avec une raquette de tennis de table dans la main.

Il n’a fait qu’une bouchée de moi, sans aucune compassion chrétienne, raconte son ami Jim Williams, en riant.

Les deux hommes ont joué l’un contre l’autre trois fois et le meilleur score de M. Williams à ce jour est une sévère défaite 21-5.

Il faut savoir que le père Anyanwu n’est pas un débutant en la matière. J’ai commencé quand j’étais jeune, au secondaire, confie-t-il, ajoutant qu’avec le soccer, il s’agit de son activité favorite.

Un homme joue au tennis de table.

Le père Macleen Anyanwu en action.

Photo : Avec la permission de Jonathan Antoine

Et même s’il a gagné quelques tournois par le passé, il reste pourtant humble.

« Je ne suis pas un professionnel. »

— Une citation de  Père Macleen Anyanwu, joueur de tennis de table

Le prêtre dit aimer l’activité pour ses vertus en santé mentale et sa simplicité.

Vous n’avez pas besoin de grand-chose pour jouer au tennis de table, tant que vous avez deux personnes.

C’est aussi ce que défend Thorsten Gohl, le directeur de l’organisme territorial Tennis de Table Nord, qui se donne pour mission de développer le sport dans les communautés.

J’appelle ça le sport du Nord. Ce dont vous avez vraiment besoin c’est d’une balle, dit-il.

L’homme fait une tournée des communautés des T.N.-O., pour essayer d’amener le plus de gens à jouer au tennis de table. Avec l'entraîneur des Jeux d’hiver de l'Arctique, Steve Rowe, ils ont apporté de petites tables portables et des filets à accrocher, qu'ils laissent dans les communautés qui n'ont pas encore de matériel.

Ils ont aussi mis en place des cliniques de certification des entraîneurs, ce qui permet de développer des partenariats pour des événements futurs.

Les deux étaient à Fort Simpson début mars, grâce à la coordination de la partenaire communautaire Beth Hudson, qui a également profité de l'occasion pour obtenir son certificat d'entraîneur intermédiaire.

Un homme pose devant des terrains de tennis de table.

Thorsten Gohl est à la tête de Tennis de Table Nord, un organisme qui se rend dans les communautés des T.N.-O. pour encourager les résidents à jouer au tennis de table.

Photo : Isabella Zavarise / CBC

Cette dernière affirme que l’idée de recevoir Tennis de Table Nord à Fort Simpson lui est en partie venue à la suite d’une conversation avec le père Macleen Anyanwu. Ils ont en effet discuté de l'idée d'avoir un club ou des événements de tennis de table récréatifs dans la communauté.

Je me rappelle avoir vu ses yeux s’illuminer à ce moment, comme s’il disait ''j’adore le tennis de table''.

Même si elle explique avoir entendu parler des capacités exceptionnelles de l'homme d’Église à manier la raquette, elle avoue ne pas l’avoir encore vu de ses propres yeux.

« Je n’ai pas encore joué contre lui, mais j’adorerais ça, juste pour avoir du fun. »

— Une citation de  Beth Hudson, joueuse de tennis de table

Jim Williams de son côté affirme ne plus jouer avec le prêtre, car il n’a pas l’impression de lui fournir une expérience suffisamment compétitive. Pourtant la pratique les a rapprochés.

Nous sommes devenus de très bons amis, dit M. Williams. Nous allons déjeuner ensemble après la messe le dimanche [...] C'est un type formidable et je suis vraiment heureux de l'avoir comme ami.

Avec les informations de Luke Carroll

Bannière promotionnelle avec le texte : Explorez les histoires du Grand Nord, ICI Grand Nord

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !