•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation à Ottawa contre la brutalité policière

Chargement de l’image

Les proches d'Anthony Aust s'étaient rassemblés en octobre 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Une manifestation s’est tenue à Ottawa mardi soir à l’occasion de la Journée internationale contre la brutalité policière. Les organisateurs ont, entre autres, déclaré que l’occupation de la capitale nationale par certains manifestants d’extrême droite le mois dernier a démontré que les policiers « ne sont pas là pour assurer leur sécurité ».

Deux personnes noires ont été abattues par des policiers au Canada en février, ont déclaré les organisateurs de la manifestation dans un communiqué. Deux jeunes hommes sont décédés lors d’une intervention policière chez un détaillant d’alcool à Edmonton à la suite d’un vol à l’étalage.

C’était l’occasion pour plusieurs de commémorer la mort du jeune Anthony Aust, 23 ans, qui est décédé en tentant d’échapper aux policiers à l'automne 2020. Sa mère, Nhora Aust, a d’ailleurs pris part à la manifestation.

Le matin du 7 octobre 2020, des policiers de l’unité tactique de la police d’Ottawa se sont présentés au domicile d’Anthony Aust avec un mandat autorisant la perquisition des lieux afin de trouver des armes à feu, des drogues illicites et des accessoires liés à la drogue.

Les agents ont par la suite déployé un dispositif de distraction qui a produit une forte détonation, un éclair de lumière et un nuage de fumée, peut-on lire dans le rapport du directeur de l’Unité des enquêtes spéciales de l’Ontario, Joseph Martino. Les policiers ont ensuite signalé leur présence en demandant aux personnes à l’intérieur de l’appartement de ne pas bouger.

Chargement de l’image

Anthony Aust a chuté mortellement de l'appartement dans lequel il habitait avec sa famille après que des agents de l'unité tactique ont pénétré dans l'unité (archives).

Photo : Courtoisie : Raymond Aust

Par la suite, Anthony Aust est passé par la fenêtre de sa chambre et a sauté. Quelques secondes avant sa chute, il avait jeté un sac par la même fenêtre. Le sac a ensuite été saisi par la police qui a constaté qu’il contenait du fentanyl.

En juin 2021, lors d’un événement pour soutenir les familles touchées par la brutalité policière, la mère d’Anthony Aust avait déclaré que son fils était terrifié par la police, à tel point qu’il se mettait à courir chaque fois qu’il voyait un agent de la paix : C’était instinctif.

À l’époque, le chef du Service de police d'Ottawa, Peter Sloly, avait offert ses plus sincères condoléances à la famille et avait mentionné que l’événement avait également touché les membres de la police.

Par ailleurs, le rapport du corps policier avait conclu que les policiers n’avaient commis aucune infraction criminelle et n’avaient pas non plus contribué à la mort du jeune homme.

Un cas similaire à Toronto 

Outre l’affaire Anthony Aust, la mort de Regis Korchinski-Paquet, une Torontoise de 29 ans, a aussi été soulignée lors de la manifestation mardi.

La femme a trouvé la mort dans des circonstances similaires. Elle est tombée de son balcon situé au 24e étage durant une intervention policière à la suite d'un appel pour une dispute familiale. Regis Korchinski-Paquet était en situation de crise, selon sa famille.

Chargement de l’image

Regis Korchinski-Paquet était une jeune femme fière de ses origines, une gymnaste douée et une bénévole engagée au sein de sa paroisse, selon l'avocat qui représente la famille (archives).

Photo : Facebook/Regis Korchinski-Paquet

Après le décès de Mme Korchinski-Paquet, il y a eu certaines allégations selon lesquelles elle aurait été poussée du balcon par la police, ce qui a été démenti par un rapport de l’Unité des enquêtes spéciales de l’Ontario. D’ailleurs, aucune accusation n’a été portée contre les policiers au terme de l’enquête.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !