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Un enfant ukrainien quitte son pays presque chaque seconde, selon l’UNICEF

L'agence onusienne craint qu'ils soient exposés « au risque significatif de séparation, de violences, d'exploitation sexuelle et de trafic ».

Deux enfants ukrainiens, dont l'un fait un salut de la main, sont aperçus à travers la vitre d'un autobus.

Des enfants ukrainiens sont assis dans un autobus qui doit les amener en Pologne via le poste frontalier de Medyka.

Photo : Getty Images / AFP/LOUISA GOULIAMAKI

Radio-Canada

Depuis le début de la guerre, il y a 20 jours, un enfant ukrainien quitte sa patrie presque chaque seconde pour se réfugier dans un pays voisin, calcule le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Environ 1,4 million d'enfants ont fui leur pays depuis le 24 février, soit environ 55 par minute ou pratiquement un enfant par seconde, a détaillé un porte-parole de l’agence onusienne, James Elder, lors d'un point de presse à Genève.

« Cette crise en termes de vitesse et d'échelle est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. »

— Une citation de  James Elder, porte-parole de l'UNICEF

Le porte-parole, se faisant aussi l'écho du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a souligné que ces enfants sont soumis au risque significatif de séparation, de violences, d'exploitation sexuelle et de trafic.

En incluant les femmes et les personnes âgées, le nombre d’Ukrainiens qui ont maintenant trouvé refuge dans des pays voisins s’élève à 2,95 millions de personnes, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR).

Plus de la moitié d’entre eux, soit 1,79 million de personnes, ont été accueillis en Pologne, mais d’autres ont trouvé refuge en Roumanie, en Hongrie et en Moldavie.

L'attaque d'une base militaire ukrainienne à Yavoriv, située entre Lviv et la frontière polonaise, n'a fait qu'accentuer le flot de réfugiés provenant de l'ouest du pays.

Tout le monde considérait que l'ouest de l'Ukraine était relativement sécuritaire, jusqu'à ce qu'ils se mettent à frapper Lviv, raconte Zhanna, une mère de famille arrivée à la gare de train de Przemysl, en Pologne.

La femme de 40 ans raconte avoir fui la ville de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, pour Kirovohrad, dans le centre du pays, mais avoir été finalement contrainte de poursuivre son chemin à contrecœur.

« Ils ont commencé à frapper Kirovohrad, ils ont commencé à frapper Lviv, et c'est compliqué d'éviter les bombes avec un petit enfant. »

— Une citation de  Zhanna, mère de famille ukrainienne de 40 ans

En Roumanie, des femmes et des enfants, dont certains transportaient des peluches, continuaient mardi de franchir le poste frontalier de Siret, traînant valises et sacs à dos.

À Isaccea, ville du sud de la Roumanie accueillant des réfugiés provenant du sud-ouest ukrainien, dont Odessa, une femme nommée Tanya raconte avoir fui Mykolaïv pour sauver la vie de son enfant.

En route vers ici, j'ai pleuré, parce que j'aime mon pays. Je veux vivre en Ukraine, mais je ne peux pas, parce qu'ils détruisent tout maintenant, raconte-t-elle au bord des larmes.

Les Ukrainiens continuent aussi d'affluer en Moldavie, l'un des pays les plus pauvres d'Europe, mais l'un de ceux qui accueillent le plus de réfugiés en proportion de sa population.

Une réfugiée ukrainienne nommée Ludmilla se préparait toutefois à faire le chemin inverse afin d'aller chercher du matériel scolaire pour ses enfants, restés dans la capitale, Chisinau.

Ils commencent à suivre des cours en ligne, et c'est pour ça que je dois aller chercher des choses, des livres, pour écrire, a-t-elle relaté.

Selon l'UNHCR, les premiers réfugiés étaient souvent les plus fortunés et ceux qui avaient des contacts à l'étranger, tandis que ceux qui fuient l'Ukraine le font plus souvent dans l'urgence et sont plus vulnérables.

On voit beaucoup de personnes âgées et de personnes avec des handicaps, des gens qui s'attendaient vraiment et qui espéraient que la situation allait changer jusqu'au dernier moment, explique Tatiana Chabac, employée de l'agence onusienne.

Notre     dossier Guerre en Ukraine
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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