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Un FabLab pour les femmes à Uashat mak Mani-utenam

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Les participantes vont s’initier à une gamme d’outils technologiques et numériques opérés par des ordinateurs, comme des imprimantes 3D.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Le Centre d'innovation des Premiers Peuples a lancé lundi matin à Uashat mak Mani-utenam un FabLab destiné exclusivement aux femmes.

FabLab est un programme d'apprentissage qui vise à promouvoir les savoirs technologiques et numériques auprès de la population.

Lors des huit prochaines semaines, une douzaine de femmes innues de Uashat mak Mani-utenam suivront une formation pour apprivoiser des technologies souvent moins accessibles pour elles.

Le FabLab féminin est un projet novateur qui vise à faire entrer les femmes autochtones de plain-pied dans l’ère du numérique, déclare par écrit Marie-Pier Labonté, chargée de projet au Centre d’innovation des Premiers Peuples.

Elles vont s’initier à une gamme d’outils technologiques et numériques opérés par des ordinateurs, comme des imprimantes 3D et des outils de découpe au laser, tout en travaillant avec des matériaux traditionnels comme le textile, le bois, les perles et les os, de sorte à ne pas dénaturer les objets traditionnels autochtones.

L'expression FabLab désigne un laboratoire de fabrication. Ce concept a vu le jour à la fin des années 1990 et repose sur le partage d’un espace, de machinerie, de compétences et de savoir.

Le chef du conseil de bande de la communauté, Mike Mckenzie, est impliqué dans le projet depuis 2020. Il considère que ce programme donnera de la place à la créativité des femmes autochtones.

Nous aussi, dans les communautés autochtones, on manque parfois d’espace pour des projets féminins. [...] Il va y avoir une évolution numérique auprès des femmes qui vont suivre cette formation, dit M. Mckenzie.

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Le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie

Photo : Radio-Canada

Le chef de la communauté innue est persuadé que le FabLab favorisera de nouvelles approches à l’artisanat ancestral chez les participantes.

Je suis déjà emballée de ce que j’ai vu. Déjà, ça travaille beaucoup ma créativité et ma culture de déterminer comment je vais intégrer [la technologie] dans ce que je vais créer, affirme l’une des participantes à la formation, Marie-France Jourdain.

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Marie-France Jourdain, l’une des participantes à la formation FabLab féminin à Uashat mak Mani-utenam.

Photo : Radio-Canada

Après la formation de huit semaines, ces femmes autochtones seront exposées à différents choix de carrières reliées à la nouvelle économie numérique.

C’est aussi pour que les femmes autochtones soient plus autonomes, plus dans le marché du travail  [...] et plus dans l’entrepreneuriat, note Marie-Josée Wapistan, représentante des neuf communautés de la nation innue pour Femmes autochtones du Québec.

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Marie-Josée Wapistan, représentante des neuf communautés de la nation innue pour Femmes autochtones du Québec.

Photo : Radio-Canada

Dans cette cohorte, il y aura [peut-être] une créatrice, que ce soit de confection de vêtements ou peu importe, lance M. Mckenzie.

Outre les productions artisanales qui pourront en déboucher, la directrice générale du Centre d'innovation des Premiers Peuples, Céline Auclair, explique que la formation va permettre aussi aux communautés éloignées de réduire leur dépendance aux chaînes d'approvisionnement traditionnelles.

Ça autonomise les populations qui sont souvent tributaires des fournisseurs un peu partout. Dans les FabLab, on peut fabriquer ce dont on a besoin. Si l’on a besoin d'une pièce et que la pièce ne se fait plus, on peut imprimer cette pièce, note Mme Auclair.

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Céline Auclair, directrice générale du Centre d'Innovation des Premiers Peuples.

Photo : Radio-Canada

Selon le Centre d'innovation des Premiers Peuples, une seconde formation, mixte cette fois-ci, mais toujours exclusivement pour les Autochtones, devrait être mise sur pied l'automne prochain.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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