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Accueillir des Ukrainiens à Rimouski est peu probable pour le moment

Un homme tient son enfant dans ses bras alors que des familles ukrainiennes attendent d'entrer dans un camp de réfugiés à Chisinau, en Moldavie.

Pour le moment, le gouvernement fédéral privilégie les réunifications familiales avec les Ukrainiens qui ont déjà de la famille au Canada. (Archives)

Photo : afp via getty images / NIKOLAY DOYCHINOV

Radio-Canada

La possibilité d'accueillir à Rimouski des Ukrainiens fuyant la guerre est plutôt mince, du moins pour l'instant. En effet, le gouvernement fédéral privilégie actuellement les réunifications familiales et l'octroi de permis de travail temporaire à ceux qui fuient la guerre.

La Ville de Rimouski et l'organisme Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent (AIBSL) ont tenu un point de presse lundi après avoir été interpellés par de nombreux citoyens qui souhaitaient favoriser la venue d'Ukrainiens dans la région.

Peu de familles ukrainiennes sont présentement établies au Bas-Saint-Laurent, ce qui diminue la probabilité de réunification familiale dans la région.

Les Ukrainiens n'ont pas encore reçu le statut officiel de réfugiés au Canada, de telle sorte que les 14 villes d'accueil du Québec, dont Rimouski, ne risquent pas d'être sollicitées par les autorités.

Ottawa précise que les Ukrainiens peuvent postuler aux programmes de résidence temporaire qui visent à aider les personnes touchées par la guerre en Ukraine à chercher temporairement refuge au Canada, jusqu’à ce qu’elles puissent retourner en Ukraine en toute sécurité. Les résidents temporaires pourraient avoir la possibilité de présenter une demande de résidence permanente par l’intermédiaire de divers programmes, dans le cas où ils décideraient de rester au Canada à l’issue de leur séjour temporaire.

À moins que des Ukrainiens décident de leur propre chef de venir à Rimouski, les probabilités d'en accueillir sont donc actuellement très faibles.

Guy Caron, lors de la soirée électorale.

Guy Caron a rappelé en conférence de presse que Rimouski est prête à accueillir des Ukrainiens qui souhaiteraient s'établir ici, comme citoyens d'autres pays. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le maire de Rimouski, Guy Caron, a rappelé que la Ville et les organismes d'accueil dépendent du gouvernement fédéral en ce qui a trait au statut des personnes qui arrivent d'autres pays, qu'elles soient réfugiées ou non.

Il y a une façon de le faire et on voit la générosité des Rimouskois, mais pour l'instant, la situation n'est pas telle qu'on l'a vécue avec un programme officiel de réfugiés. Ça pourrait venir, mais présentement ce n'est pas le cas, a-t-il soutenu en conférence de presse.

La Ville de Rimouski et Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent rappellent qu'ils sont prêts à accueillir des Ukrainiens.

Une enveloppe sur laquelle il est écrit le mot Ukraine.

Les citoyens qui souhaitent aider sont invités à faire des dons en argent plutôt qu'en objets ou en denrées à la Croix-Rouge, puisque la gestion des dons physiques peut rapidement devenir un problème. L'organisme AIBSL encourage aussi ceux qui ont du temps à devenir bénévoles pour contribuer à l'accueil d'immigrants dans la région. (Archives)

Photo : Alexis Tremblay

Pour l'instant, elles demandent aux Rimouskois qui veulent fournir leur part d'efforts d'envoyer des dons à la Croix-Rouge ou de devenir bénévole pour aider les immigrants et les réfugiés d'autres nationalités récemment installés à Rimouski.

Pour ce qui est de l'implication bénévole, on reçoit des gens toutes les semaines. La semaine passée, c'était une famille de cinq personnes du Cameroun. Donc, si des gens souhaitent venir aider, on recommence le recrutement de bénévoles. [...] Vous savez, on parle de réfugiés, mais des personnes immigrantes, parfois, arrivent ici dans des situations aussi précaires qu'un réfugié, a souligné la directrice générale d'AIBSL, Caroline Houle.

Elle a ajouté que Rimouski a accueilli des immigrants provenant de 50 pays différents l'an dernier.

Le maire de Rimouski, la Table de concertation en immigration Rimouski-Neigette et Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent se sont rencontrés pour faire le point sur la situation après les annonces gouvernementales des derniers jours concernant la mise en place de mesures pour faciliter l’accueil des Ukrainiennes et Ukrainiens.

D'après les informations de Michel-Félix Tremblay

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