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Le Nouveau-Brunswick n’impose plus de mesures sanitaires

Un homme debout au milieu d'une foule sur une piste de danse, tire son masque sous son menton pour parler à une femme.

Les gens au Nouveau-Brunswick n'ont plus à porter le masque ni à limiter leurs rassemblements. Ci-dessus : un client retire son masque dans bar à Vancouver le 18 février 2022 (archives).

Photo : CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

La population du Nouveau-Brunswick n’est plus tenue par le gouvernement de porter un masque dans les lieux publics, ni de réduire les rassemblements, ni de respecter l’éloignement physique de 2 mètres. Les entreprises et les organismes peuvent de nouveau fonctionner à leur pleine capacité.

Les autorités provinciales viennent de lever à minuit toutes les mesures sanitaires obligatoires qui restaient relativement à la COVID-19, mais elles signalent que les entreprises et tout autre établissement peuvent maintenir leur propre politique en la matière.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, rappelle que la pandémie n'est pas terminée. La province continue de protéger les personnes les plus vulnérables et son bureau continue de conseiller aux gens de suivre les mesures sanitaires, même si elles ne sont plus obligatoires.

On va continuer à encourager les gens d’utiliser toutes les mesures comme individus, basées sur le risque. Même si on n’a pas un arrêté obligatoire, ça ne veut pas dire que la COVID-19 est partie, ça ne veut pas dire que la pandémie est finie, affirme la Dre Jennifer Russell au cours d’une entrevue accordée lundi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

Jennifer Russell donne une conférence de presse.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, conseille aux gens de rester à la maison quand ils sont malades (archives).

Photo : Radio-Canada

La COVID-19 en Atlantique

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Une représentation du coronavirus.

On sait que, dans les endroits avec des gens vulnérables, il y a beaucoup de mesures qui vont rester en place, comme les hôpitaux ou comme les foyers de soins, etc. Les gens qui ont des risques individuels parce qu'ils ont des maladies chroniques ou il y a quelqu'un dans leur famille qui [a] des maladies chroniques, ils vont continuer d’être à risque. Alors, c’est vraiment important que tous les gens qui peuvent se faire vacciner continuent de se faire vacciner et d’avoir leur dose de rappel, et continuent de se faire tester. [...] On va continuer d’encourager les gens de laver leurs mains, la distanciation physique, et encourager les gens de rester à la maison quand ils sont malades, explique la Dre Russell.

Elle ajoute que les services de dépistage de la COVID-19 demeurent offerts dans la province.

Les mesures de prévention de la COVID-19 restent imposées notamment dans les établissements des deux réseaux de santé et dans tous les foyers de soins de longue durée de la province, où les visites sont toujours restreintes.

Est-il trop tôt pour lever les mesures sanitaires?

Deux experts expriment des avis contradictoires sur l’abandon des mesures de santé publique au Nouveau-Brunswick.

La décision est prématurée, selon un épidémiologiste et professeur adjoint à l’Université de Toronto, Colin Furness. Il s’attend à ce que le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès causés par la COVID-19 remonte en flèche dans la province.

L'épidémiologiste et professeur agrégé à l’Université d’Ottawa Raywat Deonandan affirme pour sa part qu’il est probablement sensé pour le Nouveau-Brunswick d’agir ainsi. Il souligne que les taux de vaccination dans la province sont plutôt élevés, que la capacité des hôpitaux est bonne, et que le nombre de décès et de cas quotidiens confirmés par tests PCR [a] diminué ces dernières semaines, bien que la province réserve ces tests à certains groupes prioritaires.

Mais M. Deonandan rappelle que la pandémie de COVID-19 fait toujours rage ailleurs au Canada et dans le monde. Il estime que le Nouveau-Brunswick ne peut y échapper et devrait surveiller attentivement le nombre de cas.

Les enseignants s’interrogent sur la suite des choses

La présidente de l'Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Nathalie Brideau, affirme que ces derniers vont suivre les recommandations de la santé publique, tout en demeurant prêts à toute éventualité.

On a pris la position qu’on laissait les gens suivre les directives de la santé publique, comme on l’a toujours fait. On a toujours respecté leurs décisions et on leur fait confiance, souligne Nathalie Brideau au cours d’une entrevue accordée lundi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

Nathalie Brideau en entrevue par vidéoconférence.

Nathalie Brideau, présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB)

Photo : Radio-Canada

Est-ce qu’on enlève des restrictions aujourd’hui pour les remettre dans un mois? [...] Combien de fois qu’on se réjouissait et, oups! on revenait avec des règles plus sévères par la suite. Est-ce qu’on est devant encore ce genre de décision? Parce que dans la pandémie, on a pu le voir, on n’a eu aucune garantie de rien. Ce qu’on nous offrait un jour, on nous l’enlevait le lendemain. Est-ce qu’on va vers ça aussi avec ces restrictions du 14 mars qui sont levées? On ne le sait pas, ajoute Nathalie Brideau.

La Dre Russell explique les raisons de ne plus imposer le port du masque à l’école.

Quand on fait l’analyse de toute l’information, avec mon équipe d’épidémiologie, on voit qu’on a déjà passé le pic d’Omicron. Ça veut dire que les risques vont diminuer d’ici les prochaines semaines, mais ce n’est pas encore à zéro. On sait ça. C’est pour ça qu’on va continuer les nombres de cas hospitalisés, qu’on va continuer à surveiller le pourcentage de gens absents dans le système [scolaire] parce que c’est ce qu’on faisait avant la COVID-19 pour les maladies comme la grippe, indique Jennifer Russel.

Elle rappelle que les écoles seront temporairement fermées si le taux d'absentéisme causé par la COVID-19 atteint 10 %, comme c’est déjà le cas de toute autre maladie infectieuse.

Avec des renseignements de l'émission La  matinale, d'ICI Acadie, et de Bobbi-Jean MacKinnon, de CBC

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