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La hausse du prix de l’essence fait mal à l’industrie du taxi à Gatineau et à Ottawa

Une enseigne sur le toit d'un taxi.

Le groupe Transit, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Un écart se creuse depuis samedi entre les prix de l’essence affichés en Outaouais et du côté d'Ottawa.

Cette situation pourrait en inciter certains à traverser les ponts pour aller faire le plein dans la province voisine, notamment parmi les chauffeurs de taxi, qui œuvrent dans une industrie directement touchée par la flambée du prix de l’essence.

Selon le prix moyen calculé par l’organisme CAA-Québec, une différence d’environ 14 cents le litre séparait le prix à la pompe en Outaouais de celui des stations-services de la capitale fédérale dimanche.

Le prix du litre à Gatineau frôlait 1,85 $ alors qu’il était établi à 1,70 $ de l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Ottawa.

C'est là une aubaine qui vaut le déplacement, selon Serge Leblanc, propriétaire du Groupe Transit, qui chapeaute trois compagnies de taxi à Gatineau.

Un chauffeur de taxi, tout ce qui est bon pour rentabiliser son travail, il va le faire. Si, en Ontario, c’est dix sous de moins [le litre], il y en a beaucoup qui vont aller en Ontario, note M. Leblanc.

Un homme accorde une entrevue dans un bureau.

Serge Leblanc, propriétaire du Groupe Transit.

Photo : Radio-Canada

M. Leblanc souligne d’ailleurs que la hausse du prix de l’essence frappe durement les chauffeurs, au point où il craint un exode des travailleurs de l’industrie, ce qui aurait pour conséquence de créer une rupture de service sur le territoire.

La hausse du prix de l'essence frappe durement l'industrie du taxi.

La hausse du prix de l'essence frappe durement l'industrie du taxi.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Un chauffeur peut dépenser jusqu’à 7 500 $ par année en essence, et là, on se retrouve avec des dépenses de 11 000 $ à 12 000 $, donc une augmentation de 50 %. C’est majeur. Ce que ça a comme effet, c’est que ça décourage les gens de faire du taxi, et moins il y a de gens qui font du taxi, moins il y a du service, surtout la nuit, explique-t-il.

« Avec la hausse du prix de l’essence, on est en train de briser la ligne de service la nuit et, en même temps, de briser les carrières des gens qui ont décidé de gagner leur vie en faisant du taxi. C’est grave. »

— Une citation de  Serge Leblanc, propriétaire du Groupe Transit

M. Leblanc explique que pour augmenter les tarifs, les entreprises de taxi doivent formuler une demande à la Commission des transports du Québec, un processus qui peut prendre des mois, voire un an, selon lui.

M. Leblanc dit souhaiter une suspension des taxes sur l’essence pour donner un répit à l’industrie.

Hausse des tarifs réclamée à Ottawa

Du côté d’Ottawa, certains syndicats de chauffeurs réclament une hausse des tarifs en vigueur. Ces taux sont régis par la Ville d’Ottawa et certaines entreprises de taxi avaient déjà formulé cette demande avant même la flambée du prix de l’essence.

Comme tous les autres qui utilisent leur voiture pour travailler, nous souffrons des impacts de la hausse du prix de l’essence. Nous devons être sur la route 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et nous sommes un service essentiel. Ça vient directement toucher l’argent que nous ramenons à la maison à la fin de la journée pour la famille, note Ali Enad, président de la section locale Unifor 1688, qui représente des chauffeurs de taxi d’Ottawa.

Un homme accorde une entrevue par visioconférence.

Ali Enad est le président de la section locale Unifor 1688, qui représente des chauffeurs de taxi d’Ottawa.

Photo : Radio-Canada

M. Enad souligne que les taux pour les services de taxi à Ottawa n’ont pas changé depuis plusieurs années, alors que les dépenses, elles, continuent d’augmenter pour les chauffeurs.

Par ailleurs, la compagnie Uber a récemment ajusté ses prix en fonction de l’augmentation du coût de l’essence.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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