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Les oubliés de l’autobus demandent la reprise des services de Limocar

Une dame s'apprête à prendre place à bord d'un autobus Limocar à Sherbrooke. Le chauffeur valide son billet.

Le terminus de Limocar au centre-ville de Sherbrooke, au coin des rues du Dépôt et King Ouest

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des résidents de l'Estrie souhaitent le retour des autobus qui relient les petites municipalités. Il y a maintenant deux ans que les autobus Limocar ne s'arrêtent plus dans chaque municipalité le long du trajet entre Sherbrooke et Montréal.

Regroupés sous le nom Les oubliés de l'autobus, des utilisateurs des autobus interurbains demandent la reprise immédiate des services locaux de l'entreprise Transdev, qui exploite les véhicules Limocar.

Au cours du trajet entre Montréal et Sherbrooke, ces autobus desservaient entre autres Stukely-Sud, Eastman, Austin, Magog et Omerville et passaient aussi par Chambly, Marieville, Rougemont, Saint-Césaire, Saint-Paul-d'Abbotsford, Granby et Waterloo.

Selon la vice-présidente du regroupement, Louise Gagné, ces municipalités sont maintenant isolées les unes des autres, si bien que les Estriens qui vivent dans des villages et qui n'ont pas de voiture ont été doublement confinés, s'indigne-t-elle.

L'offre et la demande

La résidente d'Orford admet que l'entreprise Transdev n'avait pas d'autre choix en vertu des mesures sanitaires strictes. Le problème est essentiellement financier, puis on le comprenait au moment où les gens avaient de moins en moins le droit de circuler, rappelle Mme Gagné. Toutefois, la situation actuelle permet de nouveau aux gens de circuler comme ils le veulent.

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, se dit conscient de ce problème qui touche l'ensemble des régions de la province : C'est immensément important qu'on continue de soutenir l'offre de transport urbain partout sur le territoire québécois. On est en fin de crise, côté pandémie : je reste persuadé qu'on va retrouver une offre et surtout une demande encore plus forte, qui va permettre à ces sociétés d'avoir un peu d'oxygène.

Pour la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, ce type de transport interurbain devrait être public : Tant et aussi longtemps qu'on a un modèle de transport intra et interrégional, basé sur des entreprises privées qui cherchent du profit, ces petites communautés-là ne seront jamais bien desservies.

Reprise en avril

L'entreprise Transdev-Limocar souligne que des efforts sont déployés pour rétablir la totalité des services, possiblement dès le 1er avril.

Les lignes secondaires, si on pouvait les reprendre, on le ferait demain matin. Par contre, ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on se doit d’agir de façon responsable pour assurer la pérennité de Limocar [...]. On approche de la fin de la pandémie, heureusement, mais on n’a qu’à penser à l’inflation ou au prix du carburant. On doit se réinventer, mais on est plein d’espoir pour le futur, a expliqué Émile Cadieux, vice-président des opérations à Transdev Québec et Maritimes.

Avec les informations d'Arianne Béland

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