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Un pow-wow en l’honneur d’Eishia Hudson, à Winnipeg

Le pow-wow Beating Heart à Winnipeg a rendu hommage aux personnes autochtones disparues et assassinées.

Le pow-wow Beating Heart à Winnipeg a rendu hommage aux personnes autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Radio-Canada

Des centaines de personnes se sont rendues à la Sergeant Tommy Prince Place, sur la rue Sinclair, samedi, pour assister au Beating Heart Pow Wow.

Il s'agit du premier pow-wow de la saison à Winnipeg, tenu en l’honneur des personnes autochtones disparues et assassinées.

La danse fait partie de nos méthodes traditionnelles de guérison, affirme la co-organisatrice Cheyenne Hudson. Beaucoup des familles réunies ici sont touchées par les morts ou les assassinats de proches autochtones.

C’est un sujet qui touche de près les organisateurs du rassemblement, Cheyenne et William Hudson.

Le 8 avril 2020, leur fille de 16 ans, Eishia Hudson, a été tuée par la police de Winnipeg.

Cheyenne et William Hudson.

Le 8 avril 2020, la fille de Cheyenne et William Hudson, Eishia Hudson, a été tuée par la police de Winnipeg, à l'âge de 16 ans.

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Eishia Hudson faisait partie d’un groupe de cinq personnes soupçonnées d’avoir commis un vol à l’étalage dans un dispensaire d’alcool. Un policier a tiré sur l’adolescente alors qu’elle se trouvait dans un véhicule volé. Le corps policier tentait d’appréhender les occupants du véhicule.

Atteinte à la poitrine, Eishia Hudson est morte quelques heures plus tard.

L’Unité d’enquête indépendante du Manitoba a recommandé qu’aucune accusation ne soit déposée contre le policier de Winnipeg qui a abattu l’adolescente.

En décembre, la famille d’Eishia Hudson a intenté une poursuite civile contre la Ville de Winnipeg et le chef du Service de police de Winnipeg, Danny Smyth.

La communauté unie, selon le grand chef

Le grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, a participé à l’événement avec ses enfants. 

Selon Arlen Dumas, le rassemblement illustre que la communauté continue de militer pour les personnes autochtones disparues et assassinées.

Malgré la COVID-19, le feu est toujours vif, et tout le monde veut soutenir les familles touchées, a-t-il conclu.

Avec les informations de Issa Kixen, de Lauren Donnelly et de Caitlyn Gowriluk

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