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L’Université de l’Alberta paie les frais de scolarité de ses étudiants ukrainiens

Dmytro Yesypenko, au centre, pose pour une photo avec sa famille à Kiev, en Ukraine.

Dmytro Yesypenko, au centre, ne sait pas si l'aide offerte par l'Université de l'Alberta pourra vraiment soutenir les étudiants.

Photo : Fournie par Dmytro Yesypenko

Radio-Canada

L’Université de l’Alberta offre jusqu’à un million de dollars en soutien financier aux étudiants ukrainiens qui se retrouvent en difficultés financières à cause de l’invasion de leur pays par la Russie.

Alors que nous continuons de voir l’Ukraine dévastée, l’Université de l’Alberta se sent le devoir de répondre, explique le président de l’établissement, Bill Flanagan. Nous sommes notamment le siège de l’Institut canadien d’études ukrainiennes, rappelle-t-il.

L’université a également annoncé qu’elle aiderait ces étudiants à s’ajuster au coût de la vie, en plus d’accélérer le processus d’admission des Ukrainiens pour l’année 2023.

L’information sur la mise en place de ces mesures n’a toutefois pas encore été communiquée aux quelque 50 étudiants ukrainiens de l’établissement.

Il y a quelques défaillances dans la communication visant à faire savoir aux étudiants que ça existe, note la présidente de la Société des étudiants ukrainiens de l’Université de l’Alberta, Natalie Hanas.

Le soutien de l’université est très apprécié, précise-t-elle toutefois.

La conscription complique la vie de certains étudiants

Si les étudiants ukrainiens saluent l’initiative de l’Université de l’Alberta, plusieurs doutent de leur capacité réelle d’en profiter.

Quand la pandémie a conduit l’établissement à se tourner vers les cours en ligne, plusieurs étudiants étrangers, dont des Ukrainiens, sont retournés dans leur pays d’origine.

Pour les hommes, notamment, cela signifie qu’ils sont incapables de revenir au Canada à cause de l’interdiction de sortir du pays. Avec la loi martiale, les jeunes hommes ne peuvent pas quitter l’Ukraine, rappelle Dmytro Yesypenko, un étudiant au doctorat.

Il est venu terminer son doctorat en littérature polonaise et ukrainienne à Edmonton l’an dernier et se trouvait encore en Alberta quand la Russie a envahi l’Ukraine.

Lorsque la guerre a été déclenchée, il est rentré à Kiev pour aider ses parents à se rendre en Slovaquie.

Parmi les étudiants dont les études pourraient être suspendues à cause de l’interdiction de quitter l’Ukraine, il y a Ivan Shmatko, 33 ans, et Laroslav Kovalchuk, 29 ans. Les deux étudiants au doctorat étaient dans leur pays, lors du déclenchement du conflit.

Réfugié dans l’ouest du pays, Ivan Shmatko ne sait pas s’il pourra poursuivre ses études. Je ne sais pas si nous serons conscrits [...] mais même si on nous autorise à partir [d’Ukraine], je ne suis pas certain qu’on le veuille vraiment, explique-t-il.

Laroslav Kovalchuk, lui, songe à partir, s’il le peut. Si je peux sortir [du pays], je le ferai, mais c’est très incertain, soutient-il.

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