Blaine Higgs repousse la mise à jour de la Loi sur les langues officielles

La Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick ne sera pas modifiée ce printemps, a annoncé le premier ministre Higgs.
Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc
Prenez note que cet article publié en 2022 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Le premier ministre Higgs ne compte pas modifier la Loi sur les langues officielles ce printemps.
Depuis plusieurs semaines, des élus et des organismes demandent au gouvernement de préciser ses intentions en ce qui a trait à la Loi sur les langues officielles. Les commissaires chargés de proposer des changements à la loi ont déposé leur rapport à la mi-décembre.
Depuis, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, responsable de l’application de la loi, n’a toujours pas fait part de ses intentions. Et Blaine Higgs a précisé qu’il ne compte pas mettre à jour la Loi sur les langues officielles durant la session législative en cours.

L’ancien sous-ministre du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance John McLaughlin et la juge Yvette Finn ont remis leur rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles au mois de décembre 2021.
Photo : Gracieuseté
Nous examinons toujours les recommandations.
La commissaire aux langues officielles, Shirley MacLean, souhaite que Fredericton fasse connaître ses intentions. Je profite de ma comparution parmi vous aujourd’hui pour vous inciter à assurer la présentation et l’adoption du projet de loi dans les meilleurs délais
, a-t-elle demandé.
C’est comme sous-entendu que c’est un recul. Spécifiquement, ce n’est pas un recul, mais si on ne fait rien, à mon avis ça serait comme un recul.
Les partis d’opposition critiquent l’attitude du gouvernement dans ce dossier. Le premier ministre, et ministre responsable des langues officielles, devrait agir; un, pour nous dire la position du gouvernement vis-à-vis le rapport, et deux, quand allons-nous avoir un projet de loi qui fait les améliorations?
, indique Roger Melanson, chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, presse le premier ministre de faire connaître sa position au plus vite.
Photo : Radio-Canada
Le député du Parti vert de Kent Nord se montre plus critique à l’égard du gouvernement conservateur. C'est toute une question de priorité et de volonté politique. Et à ce moment-ci, ce n’est pas une priorité
, soutient Kevin Arseneau.
Le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), Alexandre Cédric Doucet, est déçu d’apprendre que les modifications législatives ne seront pas apportées ce printemps. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a quand même un devoir d’assurer une progression de l’égalité entre le statut de l’anglais et du français
, dit-il.
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Avec les informations d’Alix Villeneuve
