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Des familles de détenus réclament le retour des visites en personne

Les tabourets des détenus sont installés les uns à côté des autres.

Les visites en personnes pour les détenus sont suspendues depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que presque toutes les mesures sanitaires seront levées au Québec demain, des proches de personnes incarcérées s'impatientent. Les visites en personne sont suspendues depuis deux ans et ont été remplacées par des visites en vidéoconférence.

À Trois-Rivières, une mère de trois enfants qui préfère garder l’anonymat, était enceinte lorsque son conjoint a été incarcéré au début de la pandémie. Son enfant n’a jamais vu son père. Elle s’explique mal que les visites ne reprennent pas dans le contexte sanitaire actuel d’autant plus qu’elle et son conjoint sont vaccinés. Elle raconte que sa fille de 13 mois associe son père au téléphone qui sonne : Elle l’identifie sur photo, son 20 minutes de visiocaméra, c’est difficile, on a hâte, j’ai vraiment hâte de le voir.

Québec reste flou

La date pour la reprise des visites en personne n'a pas encore été fixée, mais le ministère de la Sécurité publique du Québec mentionne que « les visites en personne reprendront à la levée de l’état d’urgence sanitaire ».

Le syndicat des agents de la paix en service correctionnel reconnaît que le fait que les activités n’aient toujours pas repris à l’intérieur des établissements occasionne des tensions. Mais, il redoute leur reprise en raison du manque important de personnel. Le syndicat estime qu’il manque environ 700 agents dans la province. Environ 400 postes sont vacants et 350 agents sont en absences prolongées.

Les visites en personne ne sont pas non plus permises dans les pénitenciers fédéraux du Québec, même si Service correctionnel Canada les autorise depuis le 15 novembre 2021.

Le fils, le père ou la mère de quelqu'un

La vice-présidente de l’Association des avocats en droit carcéral du Québec, Me Sylvie Bordelais, estime qu’il est injustifié à ce moment-ci de priver les détenus de leur droit de visite : On est conscient du fait que quelqu’un qui a une famille a plus de possibilités de se réinsérer. Donc, la loi prévoit effectivement des visites. La personne qui commet un crime, ça ne l’empêche pas d’être le fils de quelqu’un, le conjoint de quelqu’un, le père de quelqu’un, la mère de quelqu’un, la fille de quelqu’un, la soeur de quelqu’un. Alors, oui, dans ce contexte-là effectivement, les détenus ont le droit d’avoir le soutien de leurs proches.

Québec a promis de lever l'état d’urgence sanitaire dès que possible.

Avec les informations d’Amélie Desmarais

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