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En coulisse avec des parents de jeunes adeptes de sports motorisés

Une famille en motoneige.

De gauche à droite, on aperçoit Derek Gosselin, Shyann Gosselin, Michelle Gosselin, Éric Gosselin et le fils de Michelle, Nash Fortin.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Avoir trois enfants qui pratiquent la motoneige sur le circuit de la Canadian Snowcross Racing Association (CSRA) est un sport en soi. Michelle et Éric Gosselin sont bien plus que des parents d’athlètes : ils sont mécaniciens, entraîneurs et ils n’ont pas froid aux yeux en traversant l’est du pays en véhicule récréatif l’hiver.

Michelle Gosselin se décrit comme une race mom. Un clin d’œil à l'expression hockey mom, étiquette qu’elle n’a pas conservée longtemps puisque ses enfants avaient un autre intérêt que le hockey.

On a découvert le sport en 2017, raconte-t-elle. Les deux petits gars ont mordu. L’année d’après, on a décidé qu’on ferait tout le circuit, puis que c’était fini, le hockey. À ce moment-là, Shyann venait et regardait les courses de ses frères. Elle les encourageait, et maintenant elle fait des courses avec les gars.

À l’image des sœurs Dufour-Lapointe en ski de bosses, Nash, 11 ans, Derek, 12 ans, et Shyann, 14 ans, cumulent les championnats en snowcross.

Une jeune fille en pleine course de motoneige.

Encouragée par ses parents, Shyann a terminé en première place dans la catégorie femme junior.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Afin que ses protégés excellent sur le circuit, leur père a aménagé une piste dans la cour arrière de la résidence familiale à Kapuskasing. Après sa journée de travail à la mine Agnico Eagle Mines Limited, il n’a pas le temps de se reposer. Il est déjà dans sa dameuse, au grand bonheur de ses enfants.

Un père démonte une motoneige.

Après les finales, Éric Gosselin doit démonter la motoneige de sa fille pour une vérification technique.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

J’essaie de leur donner la chance de pratiquer. De janvier à avril, c’est travailler, arriver à la maison, préparer les machines et les courses, dit-il, alors qu’il prend soudain une pause pour lancer un compliment à sa femme.

« Michelle, c’est mon bras droit que ce soit pour rentrer, sortir les machines, changer le gaz de pratique à celui de course, laver les clutchs. »

— Une citation de  Éric Gosselin
Un homme visse une pièce sur une motoneige.

La veille d'une course, Éric Gosselin vérifie l'état de la motoneige de Nash. Une étape qu'il doit reproduire pour chacun des membres de son équipe.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La course de motoneige est un sport extrême qui peut donner des sueurs froides aux parents.

Des fois, c’est un peu plus stressant que ce que j’aimerais. On a commencé dans les petits ski-doos et c’était tout le temps ''tient ça au bout'' et je les poussais à être plus rapides. Là, ils sont rendus à un stade où ça saute quasiment par-dessus un transport. J’ai presque envie de les ralentir.

Une femme pousse une motoneige.

Michelle Gosselin rapporte la motoneige de Nash au véhicule récréatif, pour remettre en place la chaîne qui a déraillé pendant la course.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Un stress qui s’est atténué avec les années pour la mère. Au fur et à mesure, on se désensibilise. Maintenant, il tombe et il me donne un signe : ''Je suis correct.''

Une rare course à la maison

Pendant la saison hivernale, la famille Gosselin parcourt plus de 15 000 kilomètres à bord de son véhicule récréatif, qui tire la remorque des trois motoneiges.

On utilise plus notre motorisé l’hiver que l’été, dit la mère de l'équipe Gosselin en riant. On appelle ça du camping d’hiver parce qu’on fait tout le circuit.

Des parents sur la ligne de départ.

Avant le départ, Michelle et Éric Gosselin donnent quelques conseils à Shyann et récupèrent son manteau.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Barrie, Kitchener, Sault-Sainte-Marie font notamment partie des arrêts de la famille Gosselin.

C’est à peu près neuf courses par année et on se trouve souvent dans le sud de la province.

Timmins est à moins de deux heures de route de leur résidence, un arrêt qui fait du bien, aux dires du paternel.

Timmins, c’est vraiment spécial. La famille qui vient nous soutenir. Beaucoup ont entendu parler du snowcross ou de Team Gosselin, mais de voir [nos courses] sur les médias sociaux, ce n’est pas comme d’y être en personne.

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