•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Affaire Carpentier : la SQ se félicite de son opération de recherche

Chargement de l’image

Martin Carpentier et ses filles

Photo : Élianne Bouchard photographe

Chargement de l’image

À la suite d'un reportage d'Enquête, la Sûreté du Québec (SQ) maintient avoir fait tout ce qu’elle pouvait lors de l’opération de recherche pour retrouver Norah, Romy et Martin Carpentier à Saint-Apollinaire, en juillet 2020.

C'est du moins ce qu'elle a affirmé dans une note interne envoyée après la diffusion de l'émission jeudi soir, en réaction aux témoignages d’ex-policiers dénonçant une série de graves erreurs lors de l’opération.

Nous tenons à réitérer que l’ensemble des ressources nécessaires ont été déployées, peut-on lire dans ce long message signé par l’état-major de la SQ. Une telle opération est évolutive et orientée en fonction de l’analyse des informations reçues en cours d’enquête.

L’état-major se dit conscient que les membres impliqués directement dans cette opération étaient plus que motivés à ce que cette recherche connaisse une fin heureuse et souligne leurs efforts ainsi que leur travail acharné.

« Nous sommes convaincus que tout a été mis en œuvre pour retrouver les fillettes Carpentier et leur père vivants. »

— Une citation de  Extrait du message de l'état-major de la SQ

Bien qu’elle ait connu une conclusion tragique, nous tirons des leçons de cette opération, comme de toutes les autres, afin d’améliorer les suivantes.

Cette note a été envoyée en réaction à un long reportage, diffusé jeudi à Enquête, dans lequel d’ex-policiers ont notamment dénoncé le manque d’effectifs et la désorganisation des unités de recherche de la Sûreté du Québec, ce qui a peut-être eu un effet décisif, selon eux, entre la vie et la mort des Carpentier.

Chargement de l’image

Martin Carpentier a disparu avec ses filles le soir du 8 juillet 2020, après un accident sur l'autoroute 20, à Saint-Apollinaire. Il a transité par une roulotte avec elles avant de les tuer et de s'enlever la vie.

Photo : Radio-Canada

Des policiers ont aussi raconté qu’ils avaient manifesté leurs craintes à la suite d’une grande restructuration des équipes d’urgence. Certains ont tiré la sonnette d’alarme auprès de leurs patrons et même de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Des policiers toujours actifs à la Sûreté du Québec ont aussi confié leur frustration et leur impuissance quant à des ratés qu’ils ont observés non seulement à Saint-Apollinaire, mais aussi lors d’autres opérations de recherche.

La haute direction de la SQ mentionne pour sa part, dans la note envoyée aux employés à la suite du reportage, que le succès de plusieurs opérations réalisées au cours des dernières années démontre bien la capacité de mobilisation de nos effectifs, l’efficacité de nos procédures d’interventions et notre grande expertise en mesures d’urgence.

Chargement de l’image

Le siège social de la Sûreté du Québec, rue Parthenais, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Elle conclut son message en remerciant ses employés pour leur dévouement et les invite à poursuivre leur bon travail.

Le 8 juillet 2020, Martin Carpentier a disparu avec ses filles, Norah et Romy, après avoir fait un accident sur l'autoroute 20, à Saint-Apollinaire. Il s'est enfui dans le bois où, environ 18 heures plus tard selon le rapport de la coroner Sophie Régnière, il les a tuées avant de s'enlever la vie.

Les corps de Norah et Romy ont été retrouvés trois jours après l’accident et celui de Martin Carpentier neuf jours après ceux de ses filles.

Aucun commentaire

Avant la diffusion des révélations, la SQ avait refusé nos demandes d’entrevue, préférant attendre de voir le reportage avant de commenter.

Au lendemain de la diffusion, elle s’est ravisée. Après la diffusion de votre reportage, nous avons convenu que nous ne commenterons pas davantage l'événement de Saint-Apollinaire, mentionne-t-elle par courriel.

La SQ dit avoir pris le temps d’expliquer sa position lors de la sortie du rapport de la coroner, l’automne dernier. Or, le document ne fait pas état des lacunes identifiées dans le reportage de Radio-Canada.

Le cabinet de la ministre Geneviève Guilbault ne souhaite toujours pas, lui non plus, commenter le dossier puisque de potentielles poursuites ont été évoquées à plusieurs reprises; nous ne commenterons pas davantage la situation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !