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Hausse de 66 % des abandons d’animaux à Québec

Un chat dans une petite cage.

Un chat du refuge animalier SPA de Québec

Photo : Radio-Canada

Même si les données ne concernent que les deux premiers mois de l’année, la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec affirme être inquiète. Une hausse de 66 % des abandons d’animaux a été enregistrée par comparaison avec les chiffres de 2021.

Pour le moment, ça va, on est au tiers de notre capacité, mais c’est inquiétant parce que si on continue comme ça, on va devoir prendre des décisions pour cesser des services, par exemple les chirurgies pour les animaux du public, prévient Félix Tremblay, directeur général de la SPA de Québec.

Cette hausse survient alors que l’année 2021 avait été plutôt calme sur le plan des abandons d’animaux.

En raison du déconfinement?

Le directeur général de la SPA estime que les gens qui se sont procuré un animal durant la pandémie commencent peut-être à constater que les activités reprennent, que le télétravail prend fin. Ils ont peut-être moins besoin de cette présence à la maison, poursuit Félix Tremblay.

Une autre solution pour le refuge est de demander le transfert d’animaux dans d’autres régions. Ailleurs, certains ont beaucoup plus d’espace, fait-il remarquer.

Un lapin dans une petite cage.

Un petit lapin attend sagement à la SPA de Québec.

Photo : Radio-Canada

Félix Tremblay souligne que le bâtiment actuel de la SPA de Québec est petit si on prend en considération les besoins dans la région.

Des régions qui contiennent une fraction de la population de la capitale ont des refuges beaucoup plus grands et mieux aménagés, selon lui.

Rappelons que les animaux peuvent rapidement trouver une nouvelle famille. Au cours des deux dernières années, la SPA a observé un taux d’adoption de 100 %.

Beaucoup de stérilisations

Les propriétaires de chats, en particulier, doivent faire preuve de patience s'ils veulent obtenir une stérilisation pour leurs animaux.

Nous avons une forte demande pour les chats, indique le Dr Michel Pépin, de l'Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, les propriétaires de chats ou de lapins doivent obligatoirement faire stériliser leurs animaux.

Une femme tient un chat dans ses bras.

Une employée donne du réconfort à un pensionnaire du refuge.

Photo : Radio-Canada

Ainsi, l'attente pour obtenir un rendez-vous peut décourager certaines personnes, croit le Dr Pépin. Ajoutons à cela l'augmentation du nombre d'animaux dans les foyers durant la pandémie, ça a provoqué des retards, poursuit-il.

Dans ce contexte, le porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires n'est pas surpris que des refuges vivent une hausse des abandons. C'était notre crainte depuis le début de la pandémie, et maintenant, on est face à une tempête parfaite, affirme Michel Pépin.

Avec la collaboration de Raphaël Beaumont-Drouin

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