•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inflation et prix de l’essence : des banques alimentaires sur le qui-vive

Photo de boîtes de denrées non-périssable.

La banque alimentaire Ami Soleil, à Bertrand, distribue une centaine de boîtes de dépannage par mois.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Brasier

Radio-Canada

L’inflation et la hausse du prix de l’essence à la pompe font mal aux portefeuilles des consommateurs avec des taux records qui ont frôlé les 2 $ du litre au cours des derniers jours.

Malgré la baisse du prix à la pompe de vendredi matin, le coût pour rouler reste élevé comparativement à l’année dernière. Les répercussions se font toutefois sentir bien au-delà des stations-service.

C’est le cas dans les banques alimentaires qui doivent faire preuve de débrouillardise pour assurer un service de qualité malgré la flambée des prix des aliments et du carburant.

Une personne qui prend des aliments sur une tablette.

Un employé de la banque alimentaire Ami Soleil prépare des paniers alimentaires.

Photo : Radio-Canada

À Bertrand, les employés d’Ami Soleil préparent les boîtes de nourriture qui seront bientôt distribuées.

Cette banque alimentaire aide les moins fortunés du Grand Caraquet depuis près d’une quarantaine d’années en leur offrant des denrées et des vêtements.

Les organismes caritatifs n’échappent pas à la réalité économique actuelle.

On appréhende avec inquiétude les conséquences de cette flambée du prix du carburant.

L’impact en fin de compte, ça va être que l’épicerie sera de plus en plus difficile pour les gens. Donc, la conséquence, c’est nous qui nous trouvons à être une solution temporaire au problème, a indiqué René Pinet de la banque alimentaire Ami Soleil.

La banque alimentaire prépare chaque semaine des boîtes de denrées pour une vingtaine de familles, mais en raison de l’inflation, elle s’attend à ce que le nombre de bénéficiaires augmente.

Le système de distribution fonctionne selon une liste de demandes faites au préalable afin d'assurer une bonne sélection de produits.

René Pinet affirme qu’Ami Soleil se fait un point d’honneur de garder les boîtes qui sont distribuées bien garnies.

« Notre débrouillardise à trouver des solutions va être encore plus mise à contribution dans le sens que l’on se donne comme mandat de ne pas diminuer les boîtes. Même au contraire, on avait comme mission de peut-être envisager de les bonifier un peu.  »

— Une citation de  René Pinet, banque alimentaire Ami soleil

La banque alimentaire peut compter sur des partenaires commerciaux et sur le Dépôt alimentaire du Nouveau-Brunswick pour s'approvisionner, mais la majorité des ressources financières proviennent du soutien communautaire.

Le gros du financement dont on a besoin est comblé par notre banque vestimentaire. Notre banque vestimentaire est nourrie par les dons de la communauté sous forme de vêtements et d'articles divers, a précisé M. Pinet.

C’est seulement au cours des prochains mois que l’on pourra réellement évaluer les répercussions de l’augmentation du prix de l’essence sur le fonctionnement des banques alimentaires. D’ici là, inflation ou non, les gens auront besoin de manger à leur faim, selon M. Pinet.

D'après un reportage de Mario Mercier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !