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Les finissants du secondaire soulagés de pouvoir avoir leur bal cette année

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Les finissants de l'école secondaire pourront sortir robe de soirée et habit de leur garde-robe (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

Perrine Bullant

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge a annoncé jeudi le retour des bals des finissants, sans masque ni distanciation. Après deux années à tenter de réinventer la formule, le comité organisateur de l’école secondaire de Matane se réjouit de l'annonce.

Frédérique Lord, finissante à Matane, avait confiance qu’il serait possible d’organiser quelque chose, mais s'attendait à devoir encore composer avec les mesures sanitaires. La nouvelle annoncée par le ministre Roberge a définitivement soulagé l’élève.

« On est heureux à l’idée de pouvoir souligner la fin de notre secondaire, comme on l’a toujours imaginé depuis qu’on est tout petits. »

— Une citation de  Frédérique Lord, finissante à l'école secondaire de Matane
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Frédérique Lord, finissante, est membre du comité du bal de finissants.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Frédérique Lord est impliquée dans l'organisation du bal au sein du comité des finissants. De savoir que ce rite de passage aura bien lieu va permettre de concrétiser les préparatifs. On va commencer à préparer le décor, le thème qu’on va vouloir mettre dans notre bal, imaginer comment on va vouloir que la soirée se déroule, détaille l'élève.

Une étape importante pour les jeunes

Cela fait une quinzaine d’années qu’Isabelle Gosselin s’implique dans l'organisation du bal au sein du comité organisateur. Elle aussi a accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie. Quand on pense aux jeunes qui vont pouvoir vivre le bal, qui est un rite de passage, c’est important, c’est la fin d’un parcours, souligne-t-elle.

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Isabelle Gosselin, enseignante, est coresponsable du bal de finissants.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les deux dernières années, Isabelle Gosselin avait tenté de réinventer la soirée, alors que les mesures sanitaires ne permettaient pas la tenue d'un bal traditionnel. On a fait un photoshoot à l’école la première année de pandémie, et l’an passé, on a réinventé le bal à la bibliothèque de l’école et on a fait une remise de diplômes et de cadeaux, raconte-t-elle.

Toutefois, pour l’enseignante, rien n’égale le bal des finissants comme se l'imaginent les étudiants.

Notre rêve de petite fille, c’est d’avoir notre petit bal qui souligne tous nos efforts qu’on a mis dans nos années d’études, rappelle Frédérique Lord.

Pour l'élève, cette journée est aussi la dernière occasion de réunir la cohorte, d'être rassemblé avec nos amis pour la dernière fois, et après ça, les chemins se séparent entre nous. C’est un bon moment dont on va se rappeler pour le restant de nos jours, estime Frédérique Lord.

Garder les bons réflexes sanitaires

Sans vouloir jouer le trouble-fête, le docteur Yv Bonnier-Viger, directeur de santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, invite les jeunes à garder en tête les bons réflexes pour limiter la transmission de la COVID-19.

Il faudra s’assurer qu’il y aura ce qu’il faut pour se laver les mains, recommande le docteur, et que les petits groupes d’amis restent entre eux et ne se mélangent pas trop, pour diminuer le risque de transmission.

Le spécialiste ajoute qu’il est important que le lieu de réception soit un endroit bien ventilé. Si vous faites le bal à l’extérieur, ce serait une belle solution puisque vous diminuez les risques, recommande-t-il.

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Yv Bonnier-Viger, directeur régional de santé publique Gaspésie, recommande aux jeunes de rester avec leur groupe d'amis pour limiter la transmission de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux rappelle, selon le calendrier des assouplissements présenté il y a quelques semaines, que le port du masque ne sera plus obligatoire dans les lieux publics, au plus tard à la mi-avril.

De plus, il n’y aura plus de limite de capacité dans les lieux publics intérieurs à compter du 12 mars.

Toutefois, s’il advenait que quelques mesures sanitaires s’invitent à la fête, Frédérique Lord relativise les choses. On va prendre le bal comme on va pouvoir le prendre avec les mesures, on va pouvoir s’amuser et profiter du moment tout de même.

Isabelle Gosselin salue la flexibilité de ces élèves. Les jeunes ont fait preuve de beaucoup de résilience et beaucoup d’adaptation jusqu’à présent. C’est un beau cadeau cette annonce-là, affirme l'enseignante.

Les élèves du secondaire 5 sortiront robes de soirée et les habits, dans le courant du mois de juin à l'occasion d'une réception au Riôtel de Matane.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

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