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Comment le Canada peut-il aider à répondre à la demande mondiale de blé?

Une moissonneuse récolte des céréales sur une terre agricoles.

Selon le président-directeur général de Céréales Canada, Dean Dias, les agriculteurs canadiens produisent environ 12 % du blé mondial et exportent dans environ 70 pays.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'organisme Céréales Canada, qui fait la promotion des céréales canadiennes à des clients potentiels à l'échelle internationale, croit attirer de nouveaux clients dans la foulée de la guerre en Ukraine, afin d'aider la chaîne alimentaire mondiale.

Nous saurons d'ici une semaine ou deux si nous aurons de nouveaux clients à la table, déclare le président-directeur général de Céréales Canada, à Winnipeg, Dean Dias.

Depuis deux ans, en raison de la pandémie, le Canada n'a pas pu accueillir de délégations internationales prêtes à découvrir les atouts de diverses céréales canadiennes pour leurs produits.

La Russie est le principal pays exportateur mondial de blé et le plus gros producteur après l'Inde et la Chine, selon des données du Programme alimentaire mondial de l'Organisation des Nations unies. L'Ukraine est parmi les cinq principaux exportateurs dans le monde.

Si la guerre se poursuit, les agriculteurs de ces régions ne pourront ni planter ni récolter cette année. Si les troupes russes bloquent l'accès à la mer Noire au port d'Odessa, l'approvisionnement en blé ukrainien, déjà dans les silos, sera perturbé.

Nous souhaitons une résolution du conflit pour que les gens aient de la nourriture à manger. Notre industrie a pour but d'assurer une sécurité alimentaire, indique M. Dias.

Il précise que le Canada produit environ 12 % du blé mondial, qui est exporté dans environ 70 pays.

Dean Dias assure que le blé canadien étant de meilleure qualité que celui produit en Ukraine et en Russie, il est plus cher sur le marché.

Il ajoute que son organisme travaille avec les agriculteurs et la chaîne de valeur pour faire en sorte que les clients et les autres pays aient suffisamment de nourriture à leur disposition.

Difficile d'augmenter la production en cours

Les fermiers canadiens ont déjà préparé les cultures pour la saison estivale à venir.

Doug Martin, un agriculteur d'East Selkirk, près de Winnipeg, pense qu'il est trop tard pour faire de grands changements sur ce qu'il plantera ce printemps, parce qu'il pratique la rotation des cultures.

J'établis mes rotations de cultures [pour l'année suivante] lorsque je m'assois sur la moissonneuse-batteuse en début de saison, explique-t-il.

Dean Dias affirme que, avec la sécheresse qu'a connue l'Ouest canadien en 2021, les rendements ont été plus faibles et que les conditions du sol ne seront peut-être pas propices à des récoltes exceptionnelles cette année. Il y a une limite à l'augmentation de la production des agriculteurs canadiens, selon lui.

D’un autre côté, les agriculteurs canadiens sont également touchés par les sanctions contre la Russie, qui engendrent une hausse des coûts pour plusieurs éléments, entre autres le transport et les engrais nécessaires pour augmenter les rendements

Selon le directeur du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, le prix de l’engrais a bondi de près de 200 dollars américains la nuit de l'invasion en Ukraine.

Il craint que la guerre n’entraîne de graves pénuries alimentaires dans les pays vulnérables. Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord dépendent fortement de l’importation de blé de l’Ukraine et de la Russie.

Dans cette optique, il souhaite que les entreprises d’engrais en fassent davantage pour aider les agriculteurs du Canada, mais aussi ceux du monde entier, à augmenter leur rendement, plutôt que d’augmenter les prix pour accroître leurs profits.

Sylvain Charlebois soutient que les entreprises d’Amérique du Nord peuvent jouer un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire mondiale.

Avec les informations de Karen Pauls

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