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McGill offre des formations virtuelles au personnel ukrainien de la santé

Deux médecins, qui sont filmés par une femme, prennent des instruments chirurgicaux.

Filmés par Dre Junko Tokuno, la Dre Ruqaiya Al Shehhi et le Dr Dan Deckelbaum montrent comment effectuer une intervention vitale dans la salle d’opération simulée du Centre de simulation et d’apprentissage interactif Steinberg de l’Université McGill.

Photo : www.mcgill.ca

Radio-Canada

Réanimer, intuber et soigner une plaie provoquée par des éclats d'obus ou par un bâtiment effondré. L'Université McGill a rapidement créé un programme éducatif multimédia pour aider tous les soignants ukrainiens à pratiquer la médecine de guerre.

À la demande de médecins ukrainiens, qui souhaitaient des outils pédagogiques pour répondre à des besoins urgents en santé dans la foulée de l'offensive russe, le Dr Dan Deckelbaum, chirurgien traumatologue, a répondu présent.

Nous n’avions jamais imaginé qu’ils se trouveraient dans cette situation. Nos partenaires nous ont demandé du matériel de formation sur les interventions de base en réanimation et les soins vitaux que le personnel non chirurgien peut exécuter, indique-t-il, cité par le site web du Centre de simulation et d’apprentissage interactif Steinberg (CSAIS) de l’Université McGill.

Codirecteur du Centre pour la chirurgie mondiale (CCM) au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et directeur des habiletés chirurgicales et techniques au CSAIS, le Dr Deckelbaum a réuni les membres des deux équipes pour créer un programme éducatif multimédia qui a pu être utilisé immédiatement en Ukraine.

Résultat : des vidéos de quelques minutes, tournées à Montréal, dans lesquelles ils montrent comment pratiquer des interventions chirurgicales vitales, avec une narration en ukrainien.

Les vidéos ont été montées par une chirurgienne thoracique, la Dr Junko Tokuno.

Avant l'invasion russe lancée il y a deux semaines en Ukraine, le CCM collaborait déjà avec ce pays sur des projets de recherche en traumatologie et des initiatives pédagogiques, précise le Dr Deckelbaum sur le site web du CSAIS.

En entrevue à l'AFP, le Dr Tarek Razek, chef de traumatologie du Centre universitaire de santé McGill, a estimé que ses confrères et consœurs ukrainiens faisaient face à un scénario inimaginable en 2022, une situation très complexe et stressante.

Devant l'ampleur du conflit, explique-t-il, tous les membres du personnel médical, et pas seulement les médecins urgentistes et les chirurgiens traumatologues, sont appelés à prendre en charge les patients blessés.

Une réponse extrêmement rapide

Entre le moment de la demande ukrainienne et la création, il a fallu moins de trois heures, et le produit final a été livré en moins de 24 heures, se félicite le Dr Gerald Fried, directeur du centre.

Avec les avancées technologiques, c'est la première fois qu'on peut faire les choses aussi rapidement, et d'une telle qualité pour les contenus, souligne le Dr Razek.

Les besoins sont criants en Ukraine, où l'intensification des frappes aériennes russes des derniers jours contre plusieurs villes ukrainiennes a déclenché une avalanche de morts et de blessés parmi la population civile, prise au piège.

Mercredi, 17 adultes ont été blessés dans le bombardement par l'armée russe d'un hôpital pour enfants à Marioupol, dans le sud du pays.

Une femme est évacuée sur une civière par des hommes au milieu de décombres.

Une femme enceinte blessée est évacuée de l'hôpital pédiatrique de Marioupol.

Photo : La Presse canadienne / AP/Evgeniy Maloletka

Depuis le début de la guerre, au moins 474 civils ont été tués et 861 ont été blessés, d'après le dernier décompte de l'ONU, qui souligne que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.

Selon les Nations unies, de 2,1 à 2,2 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de la guerre. Près de la moitié sont des enfants, déplore l'UNICEF.

Avec les informations de Agence France-Presse

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