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CISSS du Bas-Saint-Laurent : vers un déficit record

24 millions de dollars dans le rouge, COVID non comprise.

Image floue de travailleurs de la santé dans un corridor d'hôpital.

Les fonctionnaires qui prêtent main-forte au personnel de la santé bénéficient de primes (archives).

Photo : getty images/istockphoto / OZANKUTSAL

Le déficit de l'organisme se creuse de mois en mois et atteindra un niveau record à la fin de mars. L'embauche de main-d'œuvre indépendante afin de répondre aux besoins en est la cause principale.

On a une projection assez lourde qui pourrait avoisiner les 24 millions [de dollars] si la tendance se maintient, avoue la PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Ce montant exclut tous les dépassements de coûts attribuables à la COVID, qui s'élèvent à 114 millions de dollars pour la seule région du Bas-Saint-Laurent en 2021-2022.

Si les déficits sont circonscrits à certains postes budgétaires, ce sont les salaires, tout particulièrement ceux des employés indépendants ou issus d’agences, qui déstabilisent les livres comptables.

Pour assurer le bon déroulement des activités courantes du CISSS, un règlement d’emprunt pouvant aller jusqu’à 162 millions de dollars a été autorisé par le conseil d’administration jusqu’en octobre 2022.

« C'est un choix sans choix : soit on a davantage de ruptures de services, soit on maintient les services. »

— Une citation de  Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Malgré les efforts du CISSS, les ruptures de services demeurent fréquentes, particulièrement à Matane, où les femmes enceintes doivent parfois parcourir 100 kilomètres pour aller accoucher à Rimouski.

Isabelle Malo, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, en entrevue.

Isabelle Malo, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Le recours au secteur privé est nécessaire en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

Afin d'être plus attrayant pour le personnel, le CISSS dit avoir notamment ajouté des postes à temps complet avec un nombre minimum d'heures de travail assuré.

Le projet de formation d'inhalothérapeutes dans les collèges de Rimouski et de Rivière-du-Loup pourrait aussi donner un coup de pouce pour contrer la pénurie de personnel de la santé dans le Bas-Saint-Laurent.

Actuellement, 11 des 84 postes d'inhalothérapeute à temps complet ne sont pas occupés, ce qui force les autorités régionales de la santé à faire appel au secteur privé pour assurer les services.

L'hôpital d'Amqui dans la vallée de la Matapédia.

L'hôpital d'Amqui dans la vallée de la Matapédia

Photo : Radio-Canada

On travaille avec les maisons d'enseignement pour des programmes en accéléré. On a eu des projets pour les préposés aux bénéficiaires, nous en avons présentement pour les infirmières auxiliaires, soutient Isabelle Malo.

La précarité financière n'est pas unique au Bas-Saint-Laurent. Sur la Côte-Nord, le CISSS se dirige vers un déficit beaucoup plus élevé, de l'ordre de 60 millions de dollars.

Le recours à de la main-d'œuvre indépendante est là aussi la cause principale de ce déficit.

En Abitibi-Témiscamingue, le déficit appréhendé est de 27 millions de dollars.

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