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COVID-19 : le Québec recense 6 décès supplémentaires et 30 hospitalisations en moins

 Un homme s'apprête à entrer dans une pharmacie.

Le Québec compte actuellement 1222 hospitalisations liées à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le nombre de personnes hospitalisées a diminué de 30 au Québec au cours des dernières 24 heures, selon le plus récent bilan de la santé publique, qui signale également 6 décès supplémentaires.

En ce moment, 1222 personnes sont hospitalisées dans la province pour traiter une infection à la COVID-19, dont 69 traitées aux soins intensifs, un recul de 8 depuis la veille.

Selon le dernier bilan, les hôpitaux ont enregistré 67 nouvelles admissions ces dernières 24 heures, alors que 97 patients ont pu quitter l'hôpital.

Avec 6 morts de plus, cela porte à 14  126 décès le bilan des pertes de vie attribuées à la maladie.

En tout, 932  176 personnes ont été infectées au Québec depuis février 2020.

Évolution de la COVID-19

Le ministère de la Santé fait également état de 12 995 analyses effectuées pour un taux de positivité de 9,9 %. Il rapporte aussi 434 éclosions actives.

Pour ce qui est de la vaccination, ce sont 87 % des Québécois de plus de 5 ans qui ont reçu deux doses de vaccin, contre 52 % qui en ont reçu trois.

Le passeport vaccinal ne sera plus exigé à partir de samedi prochain, les autorités ayant accéléré la levée de certaines mesures sanitaires.

Par ailleurs, dans sa plus récente mise à jour, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) s’attend à une stabilisation du nombre de nouvelles hospitalisations pour l'ensemble du Québec d'ici deux semaines.

Il prévoit également une relative stabilisation du nombre de lits réguliers occupés par des patients COVID, pour se situer entre les niveaux 2 et 3 définis par le ministère de la Santé et une diminution du nombre de lits aux soins intensifs.

Ce nombre, souligne l'INESSS, reste bien en deçà du niveau 1 défini par le MSSS.

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct, puisque deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et des décès.

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit avoir contribué au décès. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts.

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le niveau de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée.

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ.

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