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Les plus démunis touchés par la hausse du prix de l’essence

Une personne met de l'essence dans une automobile.

Partout, l'impact des prix records à la pompe se fait sentir

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

La hausse du prix de l’essence a des conséquences pour tout le monde, mais elle frappe particulièrement les plus démunis. Les organismes d’aide lancent un signal d’alarme pour ceux qui vivaient déjà très difficilement l’augmentation du coût de la vie.

La flambée des prix de l'essence se fera sentir bientôt sur les tablettes des commerçants, selon le propriétaire de l'Épicerie-Boucherie A. St-Gelais de Matane, Robin St-Gelais. Assurément que ça va avoir un impact sur les prix en épicerie tôt ou tard.

« Personnellement, je crois qu’on n’a rien vu encore. »

— Une citation de  Robin St-Gelais, propriétaire, Épicerie-Boucherie R. St-Gelais

Des bénévoles qui déboursent de leur poche

Avant ça, je montais à Rimouski pour 20 piastres pis là ça m’en coûte 27... 28 affirme Germain Fournier qui accompagne bénévolement des gens pour des rendez-vous médicaux à l’extérieur de la région.

Il reçoit un dédommagement pour l’essence du Centre d’action bénévole de Matane, mais ce n’est plus assez.

Il songe à arrêter son bénévolat après près de 18 ans de service, parce que si j’arrive en dessous avec mes voyages, je n'irai pas.

L'homme debout devant sa voiture.

Germain Fournier accompagne bénévolement des gens pour des rendez-vous médicaux à l’extérieur de la région depuis près de 18 ans. Il est âgé de 80 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La directrice du Centre d’action bénévole de Matane, Sabrina Langlois, a déjà augmenté les indemnités pour l’essence il y a quelques mois. Elle dit que son organisme n'est pas assez financé et qu'elle ne peut pas en donner davantage.

L'augmentation du coût de la vie a déjà fait fuir quelques bénévoles. Elle craint pour la suite.

« Y’a certains bénévoles qui ont mis [leur service] sur pause pendant un moment et ça ne date pas d’aujourd’hui. Alors, imaginez-vous aujourd’hui, à 1,85 $ le litre. Ça a un impact important. »

— Une citation de  Sabrina Langlois, directrice, Centre d’action bénévole de Matane
Le prix atteint des sommets sur l'archipel.

Le mardi 8 mars, cette station d'essence des Îles-de-la-Madeleine affichait 2,02 $ le litre.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Récemment, Québec annonçait une aide aux plus démunis pour qu'ils puissent faire face à l'inflation, jusqu'à 400 dollars pour un couple par an.

Pour la directrice de l'Association de coopérative d’économie familiale (ACEF) de la péninsule, Élaine Guilbault, ce n'est pas assez. Surtout avec ce que vivent les gens avec l'essence.

« Ça fait en sorte que les gens sont pris à la gorge à l’heure actuelle. Donc, soit que les marges de crédit sont pleines, les cartes de crédit peuvent être pleines aussi. »

— Une citation de  Élaine Guilbault, directrice, de l'ACEF de la péninsule
Prix de l'essence : 2,01 $ le litre.

Le prix de l'essence le mardi 8 mars 2022 à Fermont.

Photo : Martin Bélanger

Quand cette hausse va-t-elle s’arrêter? Impossible à prévoir selon Jean-Thomas Bernard, professeur auxiliaire, Département de science économique, Université d’Ottawa. S’il y avait une entente entre l’Ukraine et la Russie, demain matin le prix baisserait. [...] Mais présentement, c’est très difficile de voir dans quelle direction ça va aller.

D'ici le retour à la normale, les consommateurs devront probablement revoir leurs dépenses et adapter leur budget en conséquence.

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