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Legault ne suspendra pas la taxe sur l’essence

Le gouvernement compte néanmoins adopter des mesures pour contrer l'inflation dans son budget du 22 mars.

Une pompe à essence.

Le prix de l'essence ordinaire oscille actuellement autour de 2 $ le litre au Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Malgré la hausse du prix du carburant, le Québec ne retirera pas sa taxe sur l'essence comme a promis de le faire le gouvernement de l'Alberta.

Interrogé sur le sujet mardi après-midi alors qu'il était de passage dans la circonscription de Marie-Victorin, où une élection complémentaire aura lieu le 11 avril, le premier ministre François Legault a exclu cette possibilité, car une telle mesure aiderait plus ceux qui consomment plus, a-t-il expliqué.

« On ne privilégie pas de geler ou d'enlever des taxes, ce qui bénéficierait à ceux qui consomment le plus. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Le gouvernement du Québec compte néanmoins adopter des mesures pour contrer l'inflation dans son budget du 22 mars, a-t-il dit. Il a évoqué un montant fixe qui pourrait être distribué à tout le monde et qui [bénéficierait] plus aux gens qui en ont le plus de besoin, qui ont moins de revenus.

Le premier ministre Legault en point de presse.

Pour contrer l'inflation, le gouvernement de François Legault pourrait accorder un « montant fixe » à tous les Québécois dans son budget du 22 mars prochain.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Déjà, le ministre des Finances, Eric Girard, avait déclaré le mois dernier que son prochain budget prévoirait des mesures pour pallier l’inflation, un peu à l'image de celles adoptées dans sa dernière mise à jour économique.

Le minibudget de novembre dernier réservait en effet 946 millions de dollars d’ici mars, entre autres afin de fournir un chèque de 275 $ aux personnes vivant seules et de 400 $ aux couples ayant un revenu faible ou moyen.

L'Alberta de retour en force

Plus tôt dans la journée, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, avait appelé le gouvernement Legault à imiter celui de l'Alberta et à suspendre la taxe provinciale sur l'essence – une mesure qui permettrait aux automobilistes québécois d'économiser 19,5 cents le litre.

La situation des deux provinces est toutefois fort différente : une telle suspension au Québec priverait le gouvernement de revenus importants, alors que l'Alberta bénéficie d'une augmentation majeure des redevances qu'elle perçoit pour le pétrole extrait sur son territoire depuis que le prix du baril est parti à la hausse.

Ces redevances, qui étaient de 1 % lorsque le baril se vendait à 55 $, ont augmenté progressivement pour atteindre leur sommet prévu de 9 % depuis que le baril a atteint 120 $. En matière de dollars, les revenus de l'Alberta augmentent de 400 à 500 M$ chaque fois que le prix du baril augmente d'un dollar, selon les experts.

Or, le prix du baril a augmenté de plus de 65 $ depuis le mois de janvier 2021. La perte des revenus provenant de la taxe provinciale albertaine sur l'essence sera donc largement compensée par la hausse fulgurante des redevances depuis un peu plus d'un an.

En raison de l'incertitude provoquée par la guerre en Ukraine, les coûts du pétrole flirtent ces jours-ci avec des niveaux records tant sur les marchés boursiers qu'à la pompe. Au Québec, le litre d'essence se paye actuellement autour de 2 $ le litre, du jamais-vu.

Contrairement à François Legault, Éric Duhaime prône l'exploitation des ressources gazières et pétrolières du Québec.

À ce titre, il dénonce le projet de loi caquiste visant à mettre fin à la recherche et à la production d’hydrocarbures, qui est actuellement à l'étude à l'Assemblée nationale, et plaide pour la relance du projet d'exportation de gaz naturel GNL Québec.

Selon lui, le premier ministre Legault a commis une erreur en renonçant à l'exploitation du potentiel pétrolier d'ici, alors qu'il en était partisan autrefois.

Il a fait un virage à 180 degrés pour plaire à des écologistes montréalais. Il va falloir qu'il plaise aux automobilistes et aux gens du reste du Québec, il va falloir qu'il revienne les deux pieds sur terre, a-t-il déclaré en conférence de presse, mardi, à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Avec les informations de La Presse canadienne

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