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Hausse du nombre d’incendies à Winnipeg au cours des trois dernières années

Des flammes et de la fumée entourent le bâtiment d’un club de curling près de la berge de la rivière, alors qu'il fait encore nuit.

Selon les données du Réseau d’étalonnage municipal du Canada, Winnipeg a connu beaucoup plus d'incendies par ménage que d’autres villes canadiennes comparables.

Photo : Radio-Canada / Nicholas Frew

Radio-Canada

Entre janvier 2019 et janvier 2022, le nombre d'incendies à Winnipeg a augmenté de près de 60 %, selon les données les plus récentes de la Ville.

Il y a eu 2857 incendies en 2021, selon le Service d’incendie et de soins paramédicaux de Winnipeg. En 2020, il y en a eu 2025 et en 2019, 1804. À ceux-ci s'ajoutent 135 incendies en janvier de cette année, ce qui porte le total à 6821 entre janvier 2019 et janvier 2022.

Selon un communiqué de la Ville, au cours des dernières années, la plus forte augmentation a été observée dans la catégorie des incendies qui ne sont pas liés aux bâtiments.

Entre 2019 et 2021, le nombre d'incendies dans cette catégorie a globalement augmenté de 96 %. La hausse est cependant plus marquée pour les feux de broussailles, où elle atteint 150 %, pour les feux de poubelles (126 %) et pour les incendies de biens extérieurs, comme les clôtures (105 %).

Le nombre d'incendies de bâtiments a augmenté de 4,4 % au cours de la même période.

Selon un porte-parole de Winnipeg, plusieurs raisons expliquent l'augmentation du nombre d'incendies, dont la croissance de la population et les dures réalités qui en découlent.

Une partie importante de la communauté de Winnipeg fait face à des défis socio-économiques, comme la pauvreté et la toxicomanie, qui sont souvent liés à l'augmentation du nombre d'incendies, déclare la Ville.

La Ville ajoute que son parc immobilier vieillissant est muni de circuits électriques et de codes de prévention d’incendie désuets, ce qui contribue à un nombre d’incendies élevé.

Il est important de noter que ces données ne montrent pas la complexité qui se cache derrière bon nombre des incendies combattus par le Service d’incendie et de soins paramédicaux au cours de cette période. Les conditions météorologiques extrêmes de l'hiver ont créé des conditions difficiles, mentionne le porte-parole de la Ville.

De plus, la grave sécheresse de l'été dernier a créé des conditions propices à la propagation très rapide des feux de broussaille.

Les incendies combattus dans des conditions extrêmes sont souvent plus destructeurs en raison des nombreux défis auxquels les équipes de pompiers sont confrontées, selon le communiqué.

Dans des conditions de froid ou de chaleur extrêmes, les équipes doivent effectuer des rotations fréquentes pour éviter les blessures liées à l'exposition. Ainsi, un nombre accru d'équipages est nécessaire pour combattre ces incendies.

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