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COVID-19 : le Québec recense 29 décès supplémentaires

Une travailleuse de la santé prend des notes, assise dans un bureau.

Une travailleuse de la santé à l'œuvre dans un bureau du CHSLD Idola-Saint-Jean de Laval.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Québec enregistre mardi 29 nouveaux décès liés à la COVID-19, en plus d'une baisse de deux hospitalisations. La province fait aussi état de 935 nouveaux cas.

La province compte maintenant 1252 personnes hospitalisées en lien avec le coronavirus. De ces patients, 77 se trouvent aux soins intensifs, soit une diminution de deux par rapport à la veille.

Le taux de positivité augmente de nouveau et atteint, mardi, 9,9 %. Depuis une semaine, il est en moyenne de 9 %.

Du 25 février au 1er mars, il était sous la barre des 8 %.

Depuis le début de la pandémie, 14 120 personnes sont décédées de la maladie.

Durant le mois de février, le nombre de décès diminuait de manière graduelle. Cependant, depuis 15 jours, il se stabilise. Actuellement, le nombre moyen de décès est d'environ 17 par jour.

La province fait aussi état de 935 nouveaux cas, pour un total de 930 750 personnes infectées depuis près de deux ans. Mais ce nombre est probablement sous-estimé. Selon une étude du CIRANO, il y aurait eu plus de 15 000 cas, par jour, pour la période allant du 24 février au 1er mars dernier. 

Quant aux tests rapides autodéclarés, 398 ont été déclarés pour la journée de lundi, dont 292 étaient positifs.

Depuis la mise en place de ce système, 103 968 tests rapides autodéclarés ont été signalés jusqu'à maintenant, dont 81 170 positifs.

Les autorités ont également procédé à 11 443 prélèvements en date du 6 mars.

Avec les informations de Mélanie Meloche-Holubowski

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. 

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct, puisque deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et des décès. 

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit avoir contribué au décès. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts. 

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le niveau de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée. 

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ. 

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