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Le Grand Séminaire de Rimouski est à vendre

Une partie de l'argent servirait à la réfection de la cathédrale.

La façade d'un bâtiment de style ancienne école.

Le Grand Séminaire de Rimouski a été construit dans les années 1930. La Ville a l'intention d'en préserver le caractère patrimonial en 2022.

Photo : Radio-Canada

Cinq entreprises de la région ont été approchées pour acheter le Grand Séminaire, évalué à plus de 2,5 M$. Le caractère patrimonial du bâtiment devra impérativement être conservé. C'est une des conditions fixées par la corporation qui gère l'édifice, construit dans les années 1930.

Selon nos informations, l'archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin, songe depuis un certain temps à utiliser une partie de l'argent de la vente pour réparer la cathédrale de Rimouski, qui nécessite quelques millions de dollars de travaux.

Le prix aurait été fixé à 3 M$, soit 250 000 $ de plus que l'évaluation municipale.

Lors d'une réunion avec les administrateurs du Grand Séminaire, l'archevêque aurait évoqué la possibilité que le tiers de cette somme, soit un million de dollars, puisse être consacré à la cathédrale.

Joint au téléphone en l'absence de Mgr Grondin, le vicaire général du diocèse de Rimouski, Guy Lagacé, s'est toutefois montré prudent, précisant qu'il s'agissait ici d'une hypothèse et que d'autres discussions seraient nécessaires avant d'utiliser cet argent pour la cathédrale.

Bien que le Grand Séminaire soit administré par un conseil d'administration indépendant, l'archevêque jouit du pouvoir d'imposer ses décisions. Des sources près du dossier nous ont d'ailleurs rapporté que Mgr Grondin s'était montré plutôt insistant en faveur de la vente.

Sans confirmer ce détail, le directeur général du Grand Séminaire, Raymond Joly, a tout de même mentionné que Mgr Grondin a rencontré les administrateurs récemment pour expliquer le projet de la cathédrale, soit d'en faire un lieu partagé, religieux et socioculturel, et on a accepté de lui verser un certain montant [de la vente].

La balance, soit les deux tiers, servirait à constituer un fonds pour des étudiants dans le domaine religieux, a ajouté M. Joly.

Une partie de la chapelle du Grand Séminaire de Rimouski.

Une partie de la chapelle du Grand Séminaire de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Pas de démolition

Selon Raymond Joly, la démolition du Grand Séminaire n'est pas une option, peu importe qui en deviendra propriétaire.

D'abord, il s'agira d'une condition de vente. Surtout, la Ville de Rimouski a annoncé son intention de protéger le Grand Séminaire dès cette année.

« La Ville serait mal placée [d'autoriser une démolition]. Ce sont eux qui ont fait faire une étude via la SOPER, il y a cinq ans, dans laquelle on dit que c'est un édifice patrimonial. »

— Une citation de  Raymond Joly, directeur général, Grand Séminaire de Rimouski

L'étude en question, réalisée par la firme Patri-Arch en 2017, concluait que l'œuvre de l'architecte Albert Leclerc représentait un intérêt architectural assez élevé, entre autres, grâce à la maîtrise des codes esthétiques propres à l'époque et à sa conception générale élégante et sophistiquée dans son souci du détail.

Un stationnement.

Un immeuble de logements pourrait être construit sur ce terrain attenant au Grand Séminaire.

Photo : Radio-Canada

Un terrain attirant

Des promoteurs auraient déjà manifesté leur intérêt à construire des logements sur la partie est de l'immense terrain attenant au Grand Séminaire qui fait aussi partie de la vente.

Les acheteurs, ce qui les intéresse, ce n'est pas le bâtiment, c'est le terrain à côté, a avoué Raymond Joly.

Il ajoute que le Grand Séminaire, qui héberge des professionnels et des locataires, surtout des étudiants, pourrait quant à lui conserver la même vocation.

Le taux d’inoccupation des appartements et des maisons en rangée est passé de 0,9 % en 2020 à 0,2 % en 2021, soit le quatrième des plus bas taux du Québec. Lorsque le marché est en situation d'équilibre, ce taux se situe à environ 3 %.

La situation à Rimouski est encore plus critique lorsqu’on regarde du côté des appartements de deux chambres et plus, pour lesquels les taux d’inoccupation sont en réalité inexistants.

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