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Maigres progrès au terme de la troisième ronde de pourparlers russo-ukrainiens

Des hommes sont assis de part et d'autre d'une table.

Les pourparlers sont en cours, a confirmé lundi le ministère des Affaires étrangères du Bélarus.

Photo : Twitter/Ministère des Affaires étrangères du Bélarus

Radio-Canada

Seuls de maigres progrès ont été accomplis lors de la troisième ronde de pourparlers réunissant des négociateurs russes et ukrainiens, lundi, au Bélarus.

Les discussions ont abouti à certains résultats positifs concernant la logistique des couloirs humanitaires, a écrit sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, membre de la délégation ukrainienne

Des changements seront apportés, et on apportera une aide plus efficace aux personnes qui souffrent de l'agression de la Fédération de Russie, a ajouté ce conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

M. Podoliak a cependant convenu qu'il n'y avait pas encore de résultats concernant un cessez-le-feu, en précisant que des dialogues intensifs vont continuer à ce sujet.

Le principal négociateur russe, Vladimir Melenski, a pour sa part déclaré sans détour que les résultats des pourparlers n'étaient pas à la hauteur des attentes de Moscou.

Nous espérons que la prochaine fois, nous pourrons parvenir à une avancée plus importante, a-t-il laissé tomber lors d'un point de presse diffusé par la chaîne de télévision publique russe Rossia 24.

Selon un autre négociateur russe, Leonid Slutsky, une quatrième ronde de négociations doit avoir lieu très, très prochainement.

Je ne peux pas encore vous donner la date exacte, que nous déterminerons peut-être demain, a-t-il dit.

Négocier avec les barbares du XXIe siècle

Selon les agences de presse russe et bélarusse, les négociations ont eu lieu à Belovejskaïa Pouchtcha, parc national situé à la frontière entre le Bélarus et la Pologne.

Avant d'entreprendre les pourparlers, M. Podoliak, qui est un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, avait accusé les Russes sur Twitter d'agir comme des barbares du XXIe siècle.

« La Russie a endommagé/détruit 202 écoles, 34 hôpitaux, plus de 1500 bâtiments résidentiels. Plus de 900 localités sont complètement privées d'électricité, d'eau, de chauffage. L'armée russe ne sait pas se battre contre d'autres armées. Mais elle est bonne pour tuer des civils. »

— Une citation de  Mykhaïlo Podoliak, membre de la délégation ukrainienne
Autoportrait de Mykhaïlo Podoliak, dans un champ, près d'un hélicoptère.

Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky et membre de la délégation ukrainienne, a tweeté cette photo en annonçant son départ vers le lieu des négociations.

Photo : Twitter/Mykhaïlo Podoliak

Une entente pour créer des couloirs humanitaires avait été conclue jeudi dernier, mais elle ne s’est jamais concrétisée, la poursuite des combats empêchant toute évacuation des civils des zones de combat.

Plus tôt lundi, Moscou a annoncé l'instauration de cessez-le-feu locaux et l'ouverture de couloirs humanitaires pour permettre l'évacuation de civils de plusieurs villes.

La moitié de ces couloirs rejoignaient cependant la Russie ou le Bélarus, de sorte que le gouvernement ukrainien a refusé l’offre russe, qualifiée d’inacceptable.

Avant le début des négociations, M. Medinski avait accusé sans preuve l'Ukraine d'empêcher l'évacuation des civils et assuré que l'instauration de couloirs humanitaires serait abordée lors de nouvelles négociations.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a rappelé que Moscou n'entend pas cesser les hostilités avant d'avoir obtenu la démilitarisation de l'Ukraine et l'inscription dans sa Constitution de sa neutralité future.

La Russie réclame aussi la reconnaissance de l'indépendance des républiques prorusses autoproclamées de Donetsk et Louhansk et de la souveraineté russe sur la Crimée, annexée par Moscou en 2014, a-t-il réitéré.

Rencontre possible des chefs de la diplomatie russe et ukrainienne

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a annoncé la tenue d'une réunion trilatérale avec ses homologues russe et ukrainien, jeudi à Antalya, dans le sud du pays.

La rencontre a été confirmée par Moscou, mais le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko, a simplement indiqué à l'AFP que la possibilité d'une telle rencontre est envisagée.

Si elle devait se concrétiser, cette rencontre serait la première entre les deux hommes depuis le début de la guerre. Il s'agirait en outre de la première sortie de M. Lavrov hors de Russie depuis le début des hostilités.

Membre de l'OTAN et alliée de l'Ukraine, la Turquie entretient également des liens proches avec la Russie et a veillé depuis le début du conflit à maintenir la ligne ouverte avec les deux capitales.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue russe auquel il a réclamé un cessez-le-feu général urgent en Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a cependant exigé que les conditions exigées par la Russie soient d'abord remplies.

La guerre va continuer de se faire, croit Macron

Le président français Emmanuel Macron ne pense pas qu'une vraie solution puisse être négociée entre Moscou et Kiev pour mettre fin au conflit en Ukraine dans les jours et semaines qui viennent.

Je suis lucide : à court terme, c'est plutôt la guerre qui va continuer de se faire, a affirmé le chef de l'État depuis Poissy, dans le cadre de son premier déplacement à titre de candidat à la présidentielle.

« Je ne pense pas que, dans les jours et semaines qui viennent, il y ait une vraie solution négociée. Je l'espère et nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'y aider. »

— Une citation de  Le président français Emmanuel Macron

La discussion est difficile avec [Vladimir] Poutine parce qu'il refuse le cessez-le-feu qui est la condition préalable pour qu'il y ait un vrai dialogue entre Moscou et Kiev, a regretté M. Macron.

Notre responsabilité est de continuer à parler aux peuples russe et biélorusse, mais aussi aux dirigeants, et de toujours respecter la Russie comme pays, car il n'y a pas de paix durable si la Russie n'est pas prise dans une grande architecture de paix sur notre continent, selon lui.

Le président français a également réitéré que les pays européens n'entreront pas directement dans le conflit, car une guerre avec la Russie serait une guerre mondiale, avec une puissance dotée de l'arme nucléaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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