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COVID-19 : 20 hospitalisations de moins mais neuf décès de plus au Québec

Des passants qui portent des masques marchent au centre-ville d'Halifax.

D'importants allègements sont à prévoir dans un peu moins d'une semaine au Québec.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

La tendance à la baisse se poursuit dans les hôpitaux du Québec : depuis le bilan précédent, la santé publique rapporte 1238 personnes soignées en raison d'une infection à la COVID-19, soit un recul de 20. La maladie a toutefois emporté neuf Québécois de plus.

Ce recul se transpose aussi du côté des soins intensifs avec 76 personnes qui reçoivent de l'aide médicale d'urgence, une baisse de deux.

Par ailleurs, le gouvernement fait état de 472 éclosions actives et de 910 nouveaux cas d'infection découlant de 11 343 analyses de tests PCR.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Plusieurs mesures sanitaires doivent être levées ou allégées dans moins d'une semaine, le 12 mars.

Ainsi, deux jours plus tôt que prévu, ce sera la fin de plusieurs restrictions, y compris l'obligation de présenter un passeport vaccinal. La danse et le karaoké seront de nouveau permis.

Dans une annonce transmise par voie de communiqué, le gouvernement indique par ailleurs que tous les lieux publics pourront rouvrir à 100 % de leur capacité. Il n'y aura pas non plus de limite au nombre de convives qui pourront s'asseoir à une même table dans un restaurant.

Sur le plan de la vaccination, 996  doses ont été administrées depuis 24 heures; au total, 91 % des Québécois âgés de cinq ans et plus ont obtenu une première dose; 87 % en ont reçu deux et 52 % ont aussi eu une dose de rappel.

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données en matière d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct puisque de deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et par des décès.

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit y avoir contribué. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre les provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts.

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur le fonctionnement de ces établissements.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le taux de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est le signe d’une épidémie non contrôlée.

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ.

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