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COVID-19 : Québec annonce 55 hospitalisations de moins mais 20 décès de plus

Une jeune femme porte un manteau d'hiver avec un capuchon bordé de fourrure blanche.

Chaque jour, environ 1000 personnes signalent une contamination à la COVID-19 au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

La santé publique du Québec rapporte que la diminution du nombre de personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 se poursuit. Depuis le bilan précédent, on compte 55 patients alités de moins, pour un total de 1258.

Le nombre de personnes aux soins intensifs est lui aussi en baisse avec un recul de deux depuis 24 heure, pour s'établir à 78.

Un total de 1210 nouvelles infections ont été recensées à la suite de 14 066 analyses PCR.

Sur le plan de la vaccination, 370 personnes ont reçu une première dose de vaccin, contre 1891 deuxièmes doses et 6335 troisièmes doses administrées en 24 heures.

Au total, 87 % de tous les Québécois âgés de cinq ans et plus ont reçu au moins deux doses de vaccin contre la COVID-19, et 52 % ont aussi reçu une dose de rappel.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données en matière d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct puisque de deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et par des décès.

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit y avoir contribué. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre les provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts.

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur le fonctionnement de ces établissements.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le taux de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est le signe d’une épidémie non contrôlée.

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ.

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