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La pénurie de main-d’œuvre continue de donner du fil à retordre à Postes Canada

Gros plan sur un facteur de Postes Canada qui sort un colis blanc de son bac dans son camion.

La difficulté de recruter du personnel oblige Postes Canada à offrir la livraison du courrier en heures supplémentaires à d’autres facteurs. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

La pénurie de main-d'œuvre continue de donner du fil à retordre à Postes Canada en Abitibi-Témiscamingue.

La société d’État reconnaît par courriel que le recrutement est difficile dans la région depuis déjà plusieurs années. Elle assure toutefois que des mesures sont prises pour trouver du personnel et invite les gens à consulter son site Internet pour les offres d’emploi.

Du côté du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), on indique que la pénurie de personnel atteint des sommets depuis quelques années. La difficulté de recruter du personnel oblige Postes Canada à offrir la livraison du courrier en heures supplémentaires à d’autres facteurs, parfois même le dimanche.

À Val-d’Or, du personnel sur appel de l’extérieur de la région est même venu prêter main-forte durant le temps des Fêtes, alors qu’il manquait de trois à quatre employés. Si la situation s’est résorbée depuis, l’équilibre demeure précaire, selon Josée Mercier, présidente de la section locale du STTP de Val-d’Or.

Je peux vous dire qu'à Amos, il y a une route de facteur qui n’est pas comblée présentement, parce qu’on n’a pas de personnel. À Val-d’Or, c’est comblé, mais si quelqu’un doit prendre un congé de maladie, ça ne marche plus, il y a des routes qui ne sortent pas. Ce n’est pas évident, on vit vraiment un manque criant de personnel, fait valoir celle qui représente environ 75 employés syndiqués d’Amos, Malartic et Val-d’Or.

Vue rapprochée d'un facteur de Postes Canada qui transporte un paquet de moyenne grandeur dans ses bras.

En raison de la pandémie, Postes Canada a vu le nombre de colis envoyés par les PME croître. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Pas d’employés occasionnels

En fait, selon Josée Mercier, l’un des problèmes actuellement, c’est la difficulté de monter une liste d’employés occasionnels pour soutenir les équipes en place.

Jusqu’à il y a trois ou quatre ans, les occasionnels pouvaient être jusqu’à 7 ou 8 ans sur une liste d'appel avant d'être appelés pour avoir un poste à temps partiel de commis ou facteur. Notre dernier employé occasionnel est entré directement dans un poste de facteur. Ça ne nous donne jamais de "lousse". Moi, j’ai jamais vu ça et ça fait 30 ans que je suis aux Postes, souligne Josée Mercier.

La solution, c’est donc d’embaucher plus de gens, mais la présidente de la section locale STTP de Val-d’Or reconnaît que ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Ils font beaucoup de publicité, on en a vu dans les journaux, et il y a eu des journées d’embauche. Mais il manque de personnel partout. Le problème n’est pas juste à Postes Canada. Il n’y a pas grand-chose qui se compare avec les conditions dans les mines. Il y a des gens aussi qui pensent qu’être facteur, c’est être payé pour prendre ta marche. Je pense qu’ils idéalisent beaucoup ce travail-là, jusqu’à ce qu’ils se mettent un sac sur le dos avec 20 livres et vont marcher 15 kilomètres, estime Josée Mercier.

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