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Les centres d’hébergement pour les demandeurs d’asile sont presque pleins à Montréal

L’hôtel Place Dupuis à Montréal, en avant-plan, la place Émilie-Gamelin.

L'hôtel Place Dupuis, au centre-ville de Montréal, qui avait été converti en refuge pour itinérants tout récemment, accueille aujourd'hui des demandeurs d'asile.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les centres d'hébergement pour les demandeurs d'asile dans la région de Montréal n'ont presque plus de place. Depuis la réouverture du chemin Roxham, le nombre de personnes qui traversent la frontière de façon irrégulière atteint un sommet en près de cinq ans.

Le nombre de traversées sur le chemin Roxham – fermé en mars 2020, puis rouvert en novembre 2021 – dépasse maintenant largement les 2000 par mois.

Il y a une recrudescence de demandeurs d'asile, ce qui a augmenté notre charge de travail avec des ressources déjà limitées, a observé Peggy Larose, coordonnatrice de l'accueil et de l'intégration des nouveaux arrivants à l’organisme La Maison d’Haïti.

Le reportage de Sébastien Desrosiers

L'hôtel Place Dupuis, au centre-ville de Montréal, qui avait été converti en refuge pour itinérants tout récemment, accueille aujourd'hui des demandeurs d'asile. Plus de 500 d'entre eux sont hébergés ici. En fait, les deux sites d'hébergement qui leur sont réservés frôlent leur capacité maximale.

On est dans le rouge, là. On est dans le rouge, a martelé Francine Dupuis, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal. 

Le Programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile (PRAIDA) de Montréal indique qu'ils sont plus de 1000 à occuper les lits offerts par l'organisme, entre autres à la Place Dupuis, sur une possibilité d'environ 1300.

Le gouvernement fédéral, quant à lui, loue près de 900 chambres d'hôtel occupées par des demandeurs d'asile dans la région de Montréal.

Mais le plus gros défi, ce sont les délais de traitement des papiers d'immigration.

Là, actuellement, les délais pour obtenir un permis de travail sont de plusieurs... 6 mois, 8 mois, a soupiré Stephan Reichhol, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes. Ce qui n’est ni à l'avantage des demandeurs d'asile ni à l'avantage du Québec, parce qu'on est obligés de leur donner l'aide sociale.

Dans ce contexte, l'accueil de réfugiés ukrainiens promis par le Canada pourrait demander une mobilisation soutenue des intervenants du milieu.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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