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Guerre en Ukraine : des impacts économiques différents pour l’aluminium et le bois

Un homme pose devant une forêt

L'économiste à la retraite Gilles Bergeron

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Radio-Canada

Les régions ressources comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean pourraient profiter en quelque sorte de la guerre en Ukraine. La demande risque d'être plus forte pour certains produits, comme l'aluminium et le bois, même si dans ce dernier cas, il est plus difficile d’augmenter la production, rappelle l’économiste à la retraite Gilles Bergeron.

La Russie est un important producteur de ces deux ressources, et comme plusieurs pays sont en train de lui tourner le dos, il y aura forcément plus de demande pour ces matériaux, amenant ainsi une augmentation des prix.

L'aluminium

Pour ce qui est de l'aluminium, il se transige aujourd'hui à plus de 3700 $ la tonne, du jamais-vu.

Selon Gilles Bergeron, cette situation pourrait favoriser la venue d'investissements pour moderniser et agrandir les alumineries de la région. Il ajoute également que la stabilité que connaît le Canada pourrait être payante à long terme pour l'industrie.

Des pays comme la Russie, je dirais même la Chine, ça va être des pays davantage à risques. Là, les acheteurs vont se tourner vers des fournisseurs qui sont dans des pays plus stables, plus sécuritaires. Alors, encore là, même après le conflit, le Québec et la région, par exemple pour la production du bois et de l’aluminium, va être favorisée, a-t-il analysé.

Le bois

Pour le bois ce sera le même phénomène, d'après M. Bergeron. Cependant, il anticipe qu'il y aura moins de retombées dans la région, parce que d'autres facteurs nuisent actuellement à l'industrie.

Dans le secteur du bois, il y a quand même une contrainte importante, c’est la disponibilité de la ressource. C’est clair qu’il faut de la ressource pour produire et dans ce contexte-ci, il y a une rareté de la ressource, on le voit aussi avec la protection du caribou forestier et des espèces menacées, alors là il y a quand même une contrainte sur la ressource, a-t-il conclu.

Rappelons que le bois disponible est alloué par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) en s'appuyant sur les calculs de possibilité forestière du Forestier en chef. Ce sont des plans quinquennaux. Le plan 2023-2028 a été présenté l'automne dernier.

Il est donc impossible pour l'industrie d'augmenter la production de façon substantielle du jour au lendemain pour répondre à une demande qui s'accroît soudainement.

Avec des informations de Louis Martineau

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