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Trudeau se rendra en Europe, notamment en Lettonie et en Pologne

Justin Trudeau en point de presse.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau se rendra prochainement en Lettonie et en Pologne, pays respectivement voisins de la Russie et de l'Ukraine.

C'est ce qu'il a indiqué vendredi au cours d'un point de presse en marge d'une annonce locale faite dans la région de Toronto.

Je pense qu'on a vu que la coordination entre les différents pays – les démocraties de l'Occident – en matière de sanctions et de pénalités envers la Russie [et] Poutine a été extraordinaire, a-t-il dit en assurant que ce travail concerté continuera.

Plus précisément, le premier ministre prévoit se rendre la semaine prochaine à Londres, au Royaume-Uni, avant de se diriger à Riga, la capitale de la Lettonie.

Son séjour en Europe le conduira aussi en Pologne et en Allemagne.

On va pouvoir aussi parler, évidemment, de la lutte contre les changements climatiques, de la croissance inclusive et du travail que nous devons tous faire pour en finir avec cette pandémie et relancer nos économies comme il faut, a ajouté M. Trudeau au sujet des discussions auxquelles il s'attend durant son séjour. Il sera également question de lutte contre la désinformation, une facette particulièrement forte de ce conflit en Ukraine.

Le premier ministre n'a pas manqué de réitérer son intention de continuer à condamner fermement l'invasion de l'Ukraine par la Russie ainsi que sa résolution à ce qu'Ottawa et ses alliés restent unis face à Moscou.

Nous allons continuer d'être là pour démontrer que Poutine a fait une erreur fondamentale en voulant violer l'intégrité territoriale de l'Ukraine, a-t-il déclaré.

M. Trudeau s’est également dit très préoccupé par la menace nucléaire que pourrait représenter la Russie, et a rappelé que le Canada a toujours été là pour encourager les gens à se désarmer, à éviter évidemment la guerre nucléaire.

Il a cependant vanté les augmentations de 70 % des dépenses militaires au Canada il y a quelques années, promettant de continuer de faire les investissements nécessaires.

Le premier ministre a aussi appelé à la désescalade de la violence en général en Ukraine, mais surtout autour des centrales nucléaires.

Ce serait un niveau d'aggravation de cette crise et un problème que personne ne veut voir, a-t-il observé.

Il a affirmé que les sanctions prises jusqu'ici de façon coordonnée contre le président russe Vladimir Poutine et ses complices ont un impact réel.

Jeudi, le Canada a annoncé des sanctions supplémentaires, dont des tarifs douaniers sur les exportations de la Russie et du Bélarus. Ottawa s’est également engagé à livrer d’autres armes aux forces de l’Ukraine et à faciliter l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Mélanie Joly rencontre ses homologues

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a rencontré vendredi ses homologues au siège de l'OTAN, à Bruxelles, pour coordonner les efforts continus visant à imposer des sanctions à la Russie pour son invasion de l'Ukraine.

Avant cette rencontre, Mélanie Joly a déclaré que les ministres prévoyaient notamment discuter de l'attaque russe contre une importante centrale nucléaire dans l'est de l'Ukraine.

Les troupes russes se sont emparées de la centrale, la plus grande d'Europe, après une attaque au milieu de la nuit qui l'a incendiée et a brièvement fait craindre dans le monde entier une catastrophe nucléaire.

Les pompiers ont maîtrisé l'incendie et aucune radiation n'a été émise, selon des représentants des Nations unies et des responsables ukrainiens, alors que les forces russes poursuivaient leur offensive d'une semaine sur plusieurs fronts et que le nombre de réfugiés fuyant le pays dépassait maintenant 1,2 million.

Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué jeudi soir qu'il s'était entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au sujet de ces attaques horribles contre la centrale nucléaire.

Après l'attaque, le président Zelensky a de nouveau demandé à l'Occident d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine. Mais le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a exclu cette possibilité, invoquant le risque d'une guerre beaucoup plus large en Europe.

Il a déclaré que la seule façon de mettre en place une zone d'exclusion aérienne serait de dépêcher des avions de l'OTAN pour la faire respecter en abattant des avions russes.

Nous comprenons le désespoir, mais nous pensons également que si nous le faisions, nous nous retrouverions avec quelque chose qui pourrait se terminer par une guerre à part entière en Europe, a expliqué M. Stoltenberg.

Le premier ministre Trudeau a également défendu cette décision vendredi. Ce que nous avons jusqu'à présent évité et que nous continuerons à éviter, c'est de mettre les forces de l'OTAN en conflit direct avec les soldats russes, a-t-il assuré. Ce serait un niveau d'escalade qui est regrettable, que nous devions éviter.

Avec les informations de La Presse canadienne

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